‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 213 sur 613 · DOCTRINE DE L'EGLISE PRIMITIVE · texte numérisé non relu

DOCTRINE DE L'EGLISE PRIMITIVE

légcs comme les prescriptions du judaïsme sont abolis; ils croient encore à la nécessité de la circoncision. Mais d'un autre côté, ils se distinguent profondément de leur peuple non-seulement en réagissant contre le formalisme pharisaïque, mais encore par leur foi en Jésus- Christ. Cette foi simple et naïve n'a aucun élément spéculatif. La divinité du Messie n'est pas formulée dans les discours de Pierre, mais elle en ressort clairement. Quel rapport y a-t-il entre le Messie des ébionites, le prophète des Clémentines, et le Christ de saint Pierre? D'un côté, nous avons un simple homme semblable à Adam ou à Moïse; de l'autre, on nous présente le Seigneur életé à la droite de Dieu ' , le prince de la vie -, celui en dehors ducjuel il n est pas de saint ^^ celui auquel se rapporte le psaume II comme à l'oint éternel et au Fils par excellence de Dieu \ Qu'on n'oublie pas que ces noms glorieux sont donnés au Christ dans un temps où sa puissance ne s'était pas encore déployée avec éclat par l'extension et l'affermissement de son Eglise, Evidemment, en reconnaissant ainsi la dignité et la souveraineté de Jésus-Christ , l'Eglise rompait avec tous les préjugés juifs. On n'a pas assez insisté sur la conclusion de ces discours, qui présente toujours la foi en Jésus- Christ comme un moyen infaillible de pardon et de régénération. Et d'ailleurs, n'est-ce pas en son nom que tous doivent être baptisés? Le rapport entre Christ et l'homme pécheur est présenté par Pierre comme il Tétait par Jésus-Christ lui-même : c'est ce rapport

« Actes 11,33. — » Ados III, 15. - ' Act^s IV, 12. — * Actes IV, 16.

Page 1