RITUEL PERSAN
Eutouré (le riufluence d'AIirimaii, rhonime doit chercher à lui échapper; mais comme il est impossible dêtre toujours à l'abri de sou souille empoisonné, il faut se soumettre à un vaste système de purification conçu dans la prévision de toutes les souillures possibles. La souillure par excellence est le contact avec la mort. Aussi la maison où elle a pénétré doit-elle être purifiée avec le plus grand soin et le cadavre déposé dans un endroit solitaire pour y être dévoré parles bêtes féroces, car on n'ose prostituer le feu sacré à un tel usage. Les Persans paraissent s'être affranchis plus tard de cette coutume, car Cyrus s'était fait construire un magnifique- tombeau. Les cimetières appartiennent aux devas ; ils sont le domaine naturel de ces génies destructeurs. La division en castes n'est pas stricte en Perse comme en Egypte ou en Inde; les laboureurs sont presque autant considérés que les guerriers. La distinction entre le profane et le sacré n'est pas aussi rigoureuse que dans d'autres religions; eu effet, on accomplit un véritable acte religieux à la gloire d'Ormuz en cultivant ses champs ; on le sert en développant partout la vie et l'activité. Aussi les prêtres n'ont-ils pas la même influence que dans d'autres religions; ils président sans doute aux rites sacrés, mais ils ne les accomplissent pas seuls. La religion de Zoroastre a un caractère laïque qui ne favorise pas l'esprit sacerdotal. Les mages portent dans YAvesta le nom <ï Athrava, ce qui signifie surveillants du feu. C'est là en effet leur ofiice principal, avec celui de régler les cérémonies sacrées. « Ne nomme pas prêtres, lisons-nous dans VA- I 4
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« vesta^ ceux qui on ont le vêtement et qni ne sont pas " ceints do la loi divine; appelle prêtre de Zoroastre « cehii (pii ilicrclie pendant tonte la nnit rintelligence « des choses saintes et qni travaille à la purification des . pêches *. » Le grand prêtre, ou pour mieux dire le représentant do la Divinité, est le roi; car c'est lui qni concentre toutes les forces vitales du pays , qui les répand au dehors et les accroît en les exerçant. C'est lui qui, par la splendeur dont il s'entoure, par l'impulsion qu'il donne à tous les arts utiles et par la gloire qu'il conquiert, représente le mienx Ormnz, le dieu de la lumière et de la vie. Aussi l'art persan est-il bien plutôt un art royal qu'un art sacerdotal. Il s'occupe beaucoup |)lus à construire des palais que des temples ; ces palais sont en terrasses avec des portes gigantesques et des avenues de colonnes. Le roi apparaît dans la pompe de son costume et l'exercice de sa charge royale tantôt dans l'animation du combat, tantôt accomplissant des actes de clémence. Les dieux sont représentés par des figures d'animaux symboliques. La mUhologie n'est rien, l'histoire est tout. L'art est ainsi le fidèle symbole d'une religion essentiellement humaine el laïque. Elle est loin cependant d'aboutir au matérialisme. Rien au contraire, elle se préoccupe de la vie à venir encore plus que la religion égyptienne. Quiconque a vécu dans la pureté et n'a laissé aucun pouvoir sur lui aux devas, semblable a un libre esprit, passera après sa mort dans le séjour de la lumière. « Les âmes, trois jours après leur mort,
» Venrliri., fragm., XVIII, 1-17.