FONDATION DE L'ÉGLISE DE DAMAS
doutes et porte lu conviction dans son cœur. Il saisit avidement la vérité. 11 devient sans retard un disciple de Jésus Christ, et sans qu'il soit question d'aucune pratique juive, il reçoit le baptême. « Il a plus trouvé, dit éloquerament saint Jérôme, dans la fontaine déserte de l'Eglise que dans le temple doré de la synagogue ' . » Cette scène, qui se passa loin du regard des hommes, au milieu delà solitude, est d'une incomparable beauté. Elle révèle les dispensations de Dieu pour rejoindre en tout lieu l'âme qui le cherche et pour conduire son Eglise à la liberté par l'entraînement de la charité ^.
,Ç III. — Fondation de l'Eglise d'Antioche^ et conversion du centenier Corneille.
La dispersion des chrétiens n'avait pas seulement porté l'Evangile dans la Samarie et dans les contrées environnantes. Elle l'avait semé dans un grand nombre de villes. Damas, si importante parsa position géographique comme par son histoire, possédait dans ses murs une forte colonie juive. 11 n'est pas étonnant que le christianisme y ait recruté de bonne heure de nombreux adhérents et que ses succès aient inspiré quelque effroi au sanhédrin '. La religion nouvelle comptait égalemei;t
' « Plu? in déserta fonte Ecclesiac reperuit qiiam in aurato synagO!r« teniplo. )) (S. Jérôme, ép. CUL)
* Les anciens historiens de l'Eglise (Ensèbe, H. E., II, 1) attribuent à l'eunuque converti une ^ramle part dans la missio;i accomplie dans son pays. L'Ethiopie ne fut cependant conquise pour l'Egalise qu'au quatrième siècle par la prédication de Frumentius et d'Edesiu». Toutefois, il est possible qm les efforts de l'eunuquo n'ai'^nt pas éié sans fruit.
'Aclf? IX, 2.