‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 247 sur 613 · NULLE INSTITUTION SOLENNELLE DES ANCIENS · texte numérisé non relu

NULLE INSTITUTION SOLENNELLE DES ANCIENS

rifiques. Prétendre, comme les représentants des idées hiérarchiques, que les premiers anciens furent probablement les premiers prêtres convertis qui auraient reçu une nouvelle ordination de la part des apôtres, c'est bâtir sur une pure hypothèse tout le système hiérarchique *.

L'historien sacré n'entre dans aucun détail sur la nomination des premiers anciens. Nous en devons conclure qu'il n'y eut point de solennelle institution. Les apôtres étaient appelés à quitter fréquemment Jérusalem; la jeune Eglise, quoique richement pourvue des dons du Saint-Esprit, ne pouvait se passer dune certaine direction dans sa marche journalière et dans son culte. Le parti le plus sage était d'emprunter à la synagogue l'institution des anciens, si admirablement appropriée à la nouvelle alliance. D'ailleurs, les sept diacres nommés primitivement avaient été plus (pie des diacres. Ils avaient enseigné avec puissance et rempli par anticipation la charge d'anciens. De même que le diaconat était sorti de l'apostolat, de même aussi la charge d'ancien se d'?tacha en quelque mesure du diaconat primitif, et ainsi l'organisation de l'Eglise se perfectionnait en se spécialisant. Les apôtres donnèrent leur approbation a la création de la nouvelle charge, mais il n'y a pas trace dans le récit d'une institution solennelle ni d'une révélation spéciale. L'Eglise, à cet égard, n'avait d'autre révélation à attendre que celle de ses propres besoins. Elle ne créait ni un sacerdoce, ni un clergé,

' Ticrschj ouvr. cilé, p. 76.

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