LES PROPHÈTES DE L'ÉGLISE PRIMITIVE
mais simplement un ministère conforme à l'esprit de la nouvelle alliance. Elle obéissait sans doute à l'inspiration qui la guidait, mais nulle intervention directe de Dieu n'était nécessaire comme s'il se fût agi d'un nouveau sacerdoce. 11 est hors de doute que, comme les diacres, les anciens ont été élus par l'assemblée entière. Leur rôle, dans l'Eglise de Jérusalem, ne peut être exactement défini; ils forment son conseil; ils la dirigent sans la contraindre; ils lisent et expliquent l'Ecriture dans les moments où aucun don extraordinaire ne se manifeste. Nous verrons dans la seconde période de l'âge apostolique leurs fonctions devenir plus importantes. C'est alors aussi que la question de l'identité de révêque et de l'ancien se posera pournous.A Jérusalem, comme dans toutes les Eglises d'origine juive, on n'a connu que des anciens; le nomd'évêque n'apparuit que dans les Eglises d'origine grecque.
A côté des anciens nous voyons des prophètes. Le don de la prophétie se signalait par un caractère plus soudain et plus puissant dans l'action du Saint- Esprit. Les prophètes de l'Eglise primitive n'étaient pas seulement appelés à communiquer à l'Eglise des révélations sur l'avenir telles que celle qui est mise dans la bouche d'Agabus '. Semblables aux prophètes de l'Ancien Testament, ils s'adressaient aussi au cœur et à la conscience de leurs auditeurs : le caractère prophétique se manifestait chez eux par l'efficace extraordinaire de leur parole. Barnabas, mis au nombre des proj)hètes,
Actes Al. 28.