PANTHÉISME ASCÉTIQUE DES INDOUX
\ie. 3Iais aucun être uc lui est semblable; aucun ue le reproduit tout entier; eu parvenant à la vie réelle, l'ôlre qui sort de lui naît à une vie nécessairement imparfaite; la première émanation est déjà une diminution de la vie divine, la seconde l'est encore davantage, et plus les êtres se multiplient, plus il }' a déclin. « Brahma, lisous- " nous dans un passage des A^édas appartenant à la « période brahmanique, est l'éternel, l'être pur, excel- « lent. Le monde est sou nom, son image; mais cette «■ existence première, qui contient tout eu soi, est seule " réellement subsistante. Cet univers est Bralmia; il » vieutde Brahma; il subsiste dansBrahmaetil retourne " à Brahma '. » A ce point de vue la naissance est eu elle-même une déchéance, et le monde de la naissance et du changement est un moude maudit. Telle est la conséquence de Témanatisme, et la religion indienne Ta formulée dans toute sa rigueur. Aussi est-elle une religion d'ascétisme et de mort, qui pousse à la réjection de l'élément naturel, à la destruction de l'existence fiuie et limitée. Elle tend de toutes ses forces, non pas au progrès et à la vie, mais au néant. Nous ne pouvons, dans celte Introduction, qu'en esquisser l'histoire ; car, au point où en sont parvenues les études orientales, un tableau complet de cette religion réclamerait des développements considérables.
Le brahmanisme, sous sa première forme, avant que la triplicité ait été introduite dans le Dieu suprême, se trouve renfermé dans les lois de 3Ianou. Nous ne sau-
1 Creuz'.T, trad. Guiguiaut, t. I, liv. J, ch. II.