ORIGINE DE LA POLÉMIQUE
sur la foi en Jésus-Christ. Elle s'était déjà donné une première organisation. Elle avait aussi admis en principe la vocation des païens, sans avoir saisi toutes les conséquences qui découlaient de cette concession. La majorité des chrétiens de cette Eglise subissait l'influence de Jacques, le frère du Seigneur. On ne peut attribuer à aucun des apôtres l'opposition soulevée contre Paul à Jérusalem. Il nous apprend dans sa lettre aux G alates avec quelle promptitade ils lui tendirent la main d'association '. Mais l'Eglise primitive, pas plus qu'aucune autre, n'a pu se préserver absolument de l'invasion des tendances sectaires. Il suffisait de quelques hommes étroits et passionnés pour y semer le trouble. On comprend que de tels hommes fussent entrés dans son sein avec la multitude de ceux qui furent baptisés dans les premiers temps. L'esprit du pharisaïsme est immortel sur la terre; il sait prendre toutes les formes : il n'est donc pas étonnant de le retrouver dans l'Eglise même qui était persécutée par les pharisiens. Ces hommes étroits essayaient de transporter dans la religion nouvelle, à la faveur du respect et de l'aifection témoignés par les chrétiens pour le judaïsme, l'orgueil et les préjugés des Juifs de la décadence. Ils se montraient les partisans fanatiques des antiques privilèges d'Israël, comme il était naturel de l'attendre de leurs préjugés nationaux et de leur bigotisme intolérant. Paul n'hésite pas à les appeler de faux frères -. Ils avaient appris avec indignation les résultats de son premier voyage mis-
1 Gai. 11,9. - »Gal. Il, 4,