‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 279 sur 613 · LA CONFÉRENCE PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

LA CONFÉRENCE PARTICULIÈRE

dont ils jouissaient. IJ faut être bien décidé à plier l'histoire uu gré d'opinions préconçues pour prétendre que Jacques, Pierre et Jean étaient à la tète des adversaires de Paul, alors que ce dernier distingue nettement entre eux et les faux frères qui l'ont calomnié, et qu'il déclare explicitement qu'ils se sont empressés de reconnaître son apostolat * . Le résultat de la conférence est clairement indiqué dans la lettre aux Galates. Les apôtres se partagent le champ de la mission chrétienne, ou plutôt acceptent le pai tage déjà fait par Dieu. Tandis que Pierre et Jacques continueront a se consacrer principalement aux Juifs, Paul et Barnabas se tourneront vers les païens; mais ils n'en seront pas moins unis dans cette division du travail, et Jacques et Pierre recommandent à Paul de se souvenir des pauvres Eglises de Palestine, et de leur envoyer les offrandes des jeunes Eglises conquises sur le paganisme. Quel admirable moyen de conserver l'union dans la diversité! La cliarité sert de lien aux Eglises sans qu'il soit nécessaire de leur faire porter le joug d'une unité extérieure et légale. Personne ne contestera l'importance de cette conférence ; elle avait amené la reconnaissance du libre apostolat de Paul; elle avait fourni par avance une sanction au ministère de ceux qui ont été appelé par Dieu, dans le cours des temps, à rompre l'enchaînement des délégations régulières.

A côté des conférences particulières, l'Eglise de Jérusalem eut des conférences publiques; elles portèrent

- Gdl. II, 9.

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