‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 280 sur 613 · LA CONFÉRENCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

LA CONFÉRENCE PUBLIQUE

non plus sur la question de l'apostolat de Paul, mais sur l'admission des païens dans l'Eglise. On leur a donné le nom emphatique de concile de Jérusalem; il n'y avait pas de meilleur moyen de faire ressortir le contraste entre ce premier des conciles et ceux qui Font suivi. Il en diffère aussi bien par sa composition que par le mode de ses délibérations et par ses résultats. iNous n'avons pas ici une asseaiblée cléricale, décidant souverainement des points de doctrine. On voit près des apôtres les anciens, et après les anciens la multitude des fidèles. Tous les chrétiens prennent part à la conférence, parce que tous s'intéressent également à la question posée * . Le concile de Jérusalem a un caractère essentiellement démocratique. Dans un temps où le niveau de la vie religieuse était si élevé, il n'y avait nul danger qu'une libre discussion compromît les plus graves intérêts de l'Eglise. Celle-ci n'avait pas encore ouvert sa porte à la foule confuse des chrétiens de nom. Si l'on demande où était le droit des fidèles, qui n'étaient ni anciens ni apôtres, de siéger dans le premier concile, nous n'aurons pas besoin d'invoquer la constitution générale de l'Eglise à cette époque. Il nous suffira de rappeler qu'il n'était pas un seul de ces chrétiens qui ne fût disposé à marcher au martyre . Ceux qui sont prêts à mourir pour l'Eglise oat vocation pour la diriger. Rien n'est plus propre à dissiper les fausses idées sur la charge apostolique que de considérer le rôle des apôtres au concile de Jérusalem. S'il était vrai qu'ils formassent une sorte de collège gouvernant

» Z'jv oXy; -ïfj b/.y.'Krp'.x, Actes XV, 22.

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