CARACTÈRE MISSIONNAIRE DU BOUDDHISME
cun, mais vont de l'un a l'autre en mendiant sur leur route, lis parcourent les degrés d'une vaste liiérarchie morale et scientifique, et s'élèvent de progrès en progrès jusqu'au point culminant de la sainteté et de la science * . A côté des religieux proprement dits, il y a des dévots non soumis à l'ascétisme monacal. L'iiospitalité était largement pratiquée dans les monastères et toute infraction à ce devoir sévèrement punie. Le culte bouddhiste se distinguait par la plus grande simplicité. Il était tout entier rattaché au souvenir de Bouddha dont les reliques étaient vénérées dans les principaux couvents; des oÛ'randes de fleurs et de parfums accompagnaient les prières qui lui étaient adressées. Il n'y avait point place au sacrifice dans un tel culte. Aussi, tandis que le culte brahmanique s'appelait Yadjna ou sacrifice, le culte bouddhique s'appelait Padja ou honneur ".
Le bouddhisme fut une religion essentiellement missionnaire. Placé, par son dogme favori, au-dessus de la nature, aspirant à la détruire, il n'était arrêté par aucune des distinctions créées par la naissance. Pour lui, il n'y avait pas plus de différence entre les peuples qu'entre les castes. De là le puissant essor qu'il prit dès son origine, « Il n'} a pas pour Bhagavat ou le bienheureux Bouddha, disent les livres sacrés, de présent aussi précieux qu'un homme à convertira » Fidèle à ce principe, le bouddhisme se répandit avec une incroyable rapidité dans l'Inde et dans les contrées voisines. Il fut amené à s'organiser pour mieux se défendre contre
< liurnoiif, p. 286, 288. — 2 Biirnouf, p. 339. — * Buruout, p. 327.