‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 331 sur 613 · ARRIVÉE DE PAUL A ROME · texte numérisé non relu

ARRIVÉE DE PAUL A ROME

même : calme, courageux, préoccupé du salut des âmes, et donnant, en toutes circouslances, l'exemple du renoncement. Après un naufrage et un séjour de trois mois dans rUe de Malte, utilisé par l'Apôtre pour y fonder une Eglise, il aborde sur cette terre d'Italie qu'il devait arroser de son sang, sur la place de Pouzzoles où l'attendait le fraternel accueil des chrétiens de la contrée. A quarante milles de Rome, Paul rencontra dans la petite ville nommée le Forum cVApjiius quelques-uns des chrétiens de la capitale du monde qui venaient au-devant de lui; il en rencontra d'autres en plus grand nombre à une petite auberge, plus rapprochée de trente milles de la ville, et nommée les Trois-Hôtelleries * . Il entra ainsi escorté dans la grande cité par cette voie Appienne qui avait vu passer toutes les gloires de Rome entre ses tombeaux. Personne ne se doutait que ce prisonnier, conduit par un centenieretcnlouré de ce groupe d'hommes pauvres et obscurs, était le plus grand triomphateur qui eût foulé ce sol, et qu'aucune victoire n'égalerait celle qu'il devait remporter sur toutes les puissances du monde païen réunies comme dans leur centre au sein de la ville impériale. Le ccntenier qui avait conduit Paul à Rome appartenait à une des légions de la garde prétorienne ^ Il remit, selon son devoir, son prisonnier au préfet du prétoire, dont il dépendait. Les condamnés qui en avaient appelé h. l'empereur étaient

' Très tabernae.

2 C'fst ainsi qu'il faut entendre les mots : ar.tiç^r^z 2£6a--Y)ç. (Actes X.XVIlj 1.) Wieseler rappelle que des détachements de cette garde prétorienne étaient souvent envovés au loin en mission.

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