‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 336 sur 613 · MISSION DES AUTRES APOTRES · texte numérisé non relu

MISSION DES AUTRES APOTRES

de la grâce que les plus beaux, fruits de son travail doivent être attribués '.

§ II. — Mission des autres apôtres pendant cette période ^.

Pendant que Paul portait l'Evangile d'Asie 3Iineure en Europe et jusqu'au centre du paganisme occidental, les autres apôtres n'étaient pas inactifs dans le champ de la mission chrétienne. Aous possédons peu de détails certains sur leurs travaux. On ne les voit qu'au travers du prisme brillant de la légende. Il est possible cependant de découvrir quelques faits positifs de leur histoire qui, sous les embellissements capricieux de la fable, forment un fond résistant et présentent les caractères de la certitude. Il n'est nullement prouvé que les apôtres, à l'exception de Paul et de Pierre, aient eu dans la mission primitive toute la part qui leur est accordée par l'Eglise du troisième siècle.

* Voir la note B, à la fin du volume.

2 Voir Fabricius, Saluturis lux, Evangelii toto orbi oriens. Hambourg, 1731, p. 94, 95.

Eusèbe est ici notre source principale. Nicéphore Calliste, dans le deuxième livre de son Histoire eccléàiastique, nous fournit quelques renseignements authentiques. [Sicephori Callisti Ecclesiasticx histo/iic libri XVIII, édition de Paris, 1630.) L'espèce de roman d'Abdias sur le siècle apostolique n'a aucune espèce de valeur. [Abdix Babylonx episcopi de Historia cet ta.ninis apostolici libri X. Edidit Wolfgangus Lazius, 1552.) C'est un ramassis de fables absurdes avec une forte teinte monacale. Les apôtres y célèbrent la messe et y font des sermons en trois points avant de subir les plus bizarres supplices. Du reste, le fond de ces récits absurdes se retrouve dans les Acta upostolorum apocrypha. (Edid. Tischendorf. Lipsiaî, 1851.) (Voir Thilo, Codex apocryphus N. Test. Lipsi^e, 1833 ; comme aussi le Codex apocryphus deFahricias.) Nous tirerons plus tard un grand parti de ces écrits, quand nous retracerons l'histoire de la tradition orale au deuxième siècle. Les Acta sanctorum et trop souvent les Mémoires de Tillemont reproduisent toutes ces fables.

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