H2 JACQUES ETABLIT LA PERMANENCE DE LA LOL
§ II. — Doctrine de Jacques*.
La grande pensés qui traverse toute TépUre de Jacques est la permanence de îa loi ou de l'oôligation morale pour le chrétien. La loi est prise par Técrivain sacré dans son sens le plus profond ; elle est pour lui l'expression du bien absolu. Il ne parle pas tant en effet des commandements particuliers que de la loi, envisagée comme un tout indivisible, et ramenée à cette unité qui est inséparable de la spiritualité*. La loi royale est la loi de l'amour^, loi parfaite et loi de liberté^. Jacques l'identifie à la Parole de Dieu : «Mettez en pratique la Parole^». S'il ne prend pas cette expression dans le sens métaphysique dans lequel saint Jean l'emploie, elle a néanmoins pour lui une acception très-étendue; la Parole est la manifestation de Dieu ou l'ensemble de ses révélations daus l'histoire religieuse. Evidemment la Parole prêchée par Jésus-Christ est la Parole divine par excellence^; elle est par là même la loi suprême, infiniment élevée au-dessus de la loi mosaïque. Aussi doit-elle devenir intérieure à l'homme et s'implanter dans son cœur". 11 est à remarquer que Jacques garde
1 Voir, à part les ouvrages déjà cités, Explication pratique de Vépître de Jacques, par Néander, traduit par Jean Monod. Paris, 1850.
2 Jacques II, M ; IV, 11.
3 Et \j.vnoi vc[xov teXcÎte (SaaO.r/.ov. (Jacq. II, 8.)
* Né[xov Té"A£tov, TGV TTjÇ èXsuôspiaç. (Jacq. I, 25.)
• rîvîcBe l\ ■::o'.-/;-ai a5yc'j. (Jacq. I, 22.)
® Celle qui peut sauver \os âmes. (Jacq. I, 21.)
' Tcv £[J,9UT0V Xcvov. (Jacq. I, 21.) M. Reuss diminue à tort la portée