L'ÉVANGILE DE MARC RAPPELLE LE TYPE DE PIERRE
libre. Pour voir dans son admirable lettre une copie ou une mosaïque de la dogmatique de Paul, il faut avoir perdu le sens du divin. L'Esprit de Dieu a marqué de son empreinte presque cbaque mot de cette épître si riche en consolations, et si bien appropriée à l'Eglise militante au moment le plus rude de son sanglant combat.
Après avoir déterminé le type doctrinal de Jacques et de Pierre, ilnous est facile d'en reconnaître l'empreinte dans nos deux premiers évangiles. On sait que 3Iarc a résumé la prédication de Pierre; cet évangile, dans sa briè\eté colorée, nous présente le tableau le plus animé de l'histoire de Jésus-Christ. Destiné à l'Eglise de Rome, il est parfaitement adapté, par son énergique concision et sa manière dramatique, au génie pratique de la race latine : Festinat ad res. 11 répond aussi très-bien à ce que nous connaissons de la doctrine de Pierre. Désireux de montrer avant tout dans le christianisme la réalisation des prophéties, cet apôtre était amené à insister tout particulièrement sur les faits de l'histoire évangélique; le côté spéculatif le préoccupait beaucoup moins. Il était donc naturel que l'évangile qui a été écrit sous son influence se fît remarquer par un caractère exclusivement historique.
L'évangile de Matthieu , écrit en Palestine et eu langue hébraïque pour les Juifs convertis, rappelle à la fois la doctrine de Jacques et celle de Pierre. La religion nouvelle y est présentée comme nue loi plus parfaite que la loi du Sinaï. Le discours sur la montagne est la source principale à laquelle Jacques a puisé ses notions