‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 377 sur 613 · LA CONDAMNATION UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LA CONDAMNATION UNIVERSELLE

et incisive, est en droit de conclure à l'universalité du péché ' .

La conséquence de ce triste fait s'impose d'elle-même. Tl est évident que si l'homme ayait observé la justice, cette éternelle et divine justice qui doit régler ses rapports avec Dieu, il eu eût recueilli le fruit naturel qui est la félicité. L'observance parfaite de la loi de Dieu a pour résultat une vie bienheureuse. Si toutes les œuvres de l'homme eussent été bonnes, c'est-à-dire si tout l'ensemble de sa vie morale eût été conforme à Dieu, il eût été justifié par ses œuvres. La justice aurait été réalisée, et l'harmonie entre la créature et le Créateur maintenue. Paul rejette la justification par les œuvres, parce qu'en réalité les conditions n'en ont jamais été remplies, et que nos prétendues bonnes œuvres sont encore empoisonnées parle péché ^.

La violation delà loi de Dieu a eu pour résultat la condamnation de tons les enfants des hommes. Ils sont sous le coup de la colère divine^, privés de la gloire de Dieu*. Toutes les conséquences du péché sont résumées par un seul mot : la mort. Ce mot désigne sans doute tout d'abord la séparation du cori^s et de l'âme, et la destruction de la vie physique ^ ; mais il y a une signification moins restreinte. Il doit s'entendre encore de la séparation d'a-

1 Uiy-zzq 'qj.oip-o^/. (Rom. III, 23.)

2 Paul, dans sa théurii? de la justification par la foi, discute toujours au point de vue de noue état de péché. C'est dans notre conditio;i présente que nous avons besoin du pardon.

3 Rorn. II, 5.

* 'VcTspojv-ai ~ffZ oiç,r,z tcu OesD. ,'Rom. lil, 23.) ' 1 Cor. XV. 2L

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