ÉLÉMENTS DIVINS DANS L'HOMME TOMBÉ
vcc Dieu, et des souffrances qui en sont la suite, comme aussi du boule\erscmcut apporté par le mal dans notre être. L'homme est mort dans ses péchés '.
Devons-nous prendre au sens le plus strict cette déclaration de saint Paul? A t-il voulu dire qu'aucune étincelle de vie divine ne subsiste plus en nous depuis la chute? A-t-il admis la corruption absolue de la nature humaine ? Nous ne le pensons pas. Sans doute, au point de vue du salut, il n'y a rien à rabattre de ces expressions. L'homme ne parviendra pas plus à se sauver par lui seul qu'un mort ne parviendrait à se ressusciter lui-môme. Cependant l'Apôtre reconnaît qu'il y a encore en lui quelques restes de sa nature première. « Quand les païens, dit-il, qui n'ont pas la loi font naturellement les choses qui sont selon la loi , n'ayant point la loi, ils se tiennent lieu de loi à euxmêmes. Ils fout voir que ce qui est prescrit par la loi est écrit dans leur cœur^. « Dans son discours d'Athènes, il reconnaît la permanen-ce du sens du divin chez l'homme inconverti, et il s'écrie : « Nous sommes de la race de Dieu^». On peut tirer la même conclusion de la vive peinture que trace l'Apôtre des luttes dont notre cœur est le théâtre avant la conversion, douloureux conflit entre la chair et l'esprit, qui révèle l'existence du principe divin réagissant énergiquement contre le mal''
* 'Tij.7.; cvTx; vsy.ps'jç -ratç âtxap-rîa'.;. (Ephés. II, 1.)
' 0-av eOvr;, Ta [j/q vc;xov e/ovca, çùcs'. Ta toû vé\).z\J ';:o'.wctv..., iouTct; £tdvc;j.oç, (Rom. II, 14.) ' ToîJ Yàp xat YÉvoç £S{j(,év. (Actes XVII, 28.)
* Rom. VU, 14-24.