‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 390 sur 613 · L'OBEISSANCE DANS LA SOUFFRANCE · texte numérisé non relu

L'OBEISSANCE DANS LA SOUFFRANCE

se résument dans robéissancc. 11 faut donc que le représentant de l'humanité nouvelle la prosterne devant Dieu dans une soumission absolue et annule les effets de la rébellion d'Adam. L'acte rédempteur est essentiellement un acte d'obéissance. « C'est par une seule justice que tous les hommes recevront la justice qui donne ila \[c\ » La mort de Jésus-Christ, étant une marque d'obéissance absolue, est la réparation suprême de la rébellion d'Adam. Le second Adam nous sauve parce qu'il a été obéissant jusqu'à la mort, jusqu'à la mort même de la croix -. Ainsi se trouve rétablie l'harmonie entre l'homme et Dieu. Mais si le désordre moral a été réparé par l'obéissance du second Adam, la condamnation qui était résultée du péché a été également anéantie par lui. Et c'est ici que sa souffrance joue un rôle considérable; la mort avait été la conséquence du péché. « Par le péché la mort est entrée dans le mondée» Dans le langage de l'Ecriture la mort est le salaire du péché "*, la sanction redoutable de la loi de Dieu, la revendication terrible de son droit violé. Jésus-Christ, en se soumettant à la mort, s'est soumis aux conditions de l'humanité condamnée; il l'a vraiment représentée. En mourant pour nous, il a été fait malédiction pour nous ; il a été fait péché, car il a subi la peine du péché dans la mesure où c'était possible à un être innocent. Il ressort aussi

» 'Evbç Stxa'.(i)[;LaTo; dq Tîivxaç àvOpwTîO'j; elq oixatwctv Ço^-^ç. (Rom. V, 18.)

2 rvf6[).zvoç, uTw'/jxooç [f'éyoi OavaTOu, Oavâxou os CTaupoî). (Philipp- II, 8.)

:* Rom. V, 12.

* Ta vàp s<i/u)V'.a 1% OL\).xp-:ixc OavaToç. (Rom. VI, 23.)

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