‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 391 sur 613 · LA MORT DU CHRIST UN LIBRE SACRIFICE · texte numérisé non relu

LA MORT DU CHRIST UN LIBRE SACRIFICE

de ces mots que la sainte victime a senti peser sur son cœur compatissant le poids de nos transgressions, qu'il eu a savouré l'amertume et qu'il est descendu dans notre enfer moral dans l'immensité de sa sympathie, si bien qu'il a pu confesser et pleurer le péché de l'huma- .nité en sou nom et accepter pour elle le châtiment mérité.

« Celui qui n'avait point connu le péché, Dieu l'a traité à cause de nous comme un pécheur, afin que nous devinssions justes devant Dieu par lui*.»

Cette mort n'étant pas méritée, était de sa part un libre sacrifice et un acte d'obéissance : voilà pourquoi elle avait une valeur rédemptrice. En faisant de sa mort une offrande à Dieu, un acte de libre et saint amour, Jésus-Christ a renoué le lien brisé entre l'humanité et Dieu ; aussi cette mort a-t-elle produit la vie et le salut. Il a reçu le salaire de la révolte , lui j uste et innocent, mais il n'a subi la mort que pour en briser l'aiguillon, qui est le péché; il a remporté en mourant le plus signalé des triomphes sur les puissances du mal. 11 a revêtu notre condamnation; mais en la revêtant, il l'a transformée, il l'a vaincue. Le péché a été condamné dans sa chair -; le droit de Dieu se lit en caractères éclatants à sa croix, puisqu'il lui a sufii de descendre sur notre terre souillée et d'appartenir à la race humaine, pour être obligé de mourir malgré sa sainteté. Mais en même temps cette sainteté a fait de sa mort un apaisement de la justice

1 'IVep '/ji^ûv à[jLapTÎav è7:o'!Y)C£v. (2 Cor. V, 21.)

2 Utpi à[i.y.p-'.y.i •/.a-ri/.pivî xr^v à[j.apT(av èv xr^ {japxi. (Rom. VIII, 3.)

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