‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 420 sur 613 · UKRE-Œ DE SIMON LE MAGICIEN · texte numérisé non relu

UKRE-Œ DE SIMON LE MAGICIEN

trême licence que l'extrême ascétisme. Les uns s'imaginent triompher de rélément matériel en se mettant audessus de toute contrainte, tandis que les autres ne pensent jamais l'avoir assez anéanti par des privations immodérées. Simon le 3Iagicien avait adopté la première méthode, et ses disciples l'exagérèrent après lui. 11 se posait comme le grand libérateur, comme le Christ véritable. Il disait qu'il avait paru comme le Fils en Judée, comme le Père en Samarie et comme le Saint- Esprit au milieu des nations ^ ; mais que, sous ces noms divers ou sous d'autres encore, il avait toujours accompli la même mission, qui consistait à délivrer l'idée des liens corporels. A cette intention il a pris une forme semblable aux puissances inférieures et il s'est soumis à une apparente souffrance*. La parabole de la brebis perdue figurait, d'après Simon, son œuvre rédemptrice. Ne cherchait-il pas, comme le bon pasteur, cette Hélène infortunée, objet de ses compassions, qui s'était égarée dans le monde inférieur comme la brebis dans le désert '? Il opérait son salut en se révélant à elle, et il devait la ramener dans le séjour supérieur d'où elle était tombée. Cette Hélène infortunée, personnilication de l'idée retenue captiNe dans les liens de la nature, se

' Philos., 175. — M. Bunsen [Hippolytus, I, 38, 39), prétend que Simon aurait parlé, dans ce passage, de Jésus-Christ et non de lui même. Nous ne pouvons partager cette opinion, car évitiemment Simon se donne comme le libérateur d'Hélène, le sauveur de la brebis perdue. C'est donc bien lui qui csl le Christ ; son docélisme lui permettait d'admettre des mutations àii formes et de noms à l'infini. * A£ccy.r//.évx'. r.ir.vthi-x. [Philo.i., 175.) ' TaJTr,v t: -cicxTOv tb --.~'/.7yr,[j.viy/ . [Philos. ,\lh-)

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