‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 428 sur 613 · POINT D'ASSEMBLEES REPRÉSENTATIVES · texte numérisé non relu

POINT D'ASSEMBLEES REPRÉSENTATIVES

visible se réalise ou s'incarue dans les Eglises particulières. Ces Eglises s'organisent pour leur propre compte sur des bases identiques, mais avec de notables difl"éreuces pour tout ce qui est secondaire; elles sont unies entre elles, mais le lien qu'elles ont formé est entièrement spirituel, il n'est jamais une chaîne. Chacune d'elles est une petite république, une société de croyants, une association de chrétiens, qui se dirige souverainement sans demander ses directions ni ses inspirations à d'autres Eglises. Paul n'invoipie ni a Corinthe, ni en Galatie, ni à Ephèse, l'autorité de l'Eglise prise dans sou ensemble. Les questions soulevées sont complètement tranchées dans le sein de l'Eglise locale ; celle-ci est compétente pour se gouverner souverainement, à la condition de se conformera la vérité. Les conférences tenues à Jérusalem, ne sont point une dérogation à cette règle. Il était nécessaire que les apôtres s'entendissent entre eux dans des circonstances si graves. D'ailleurs, nous avons reconnu que le prétendu concile ne rendit point de décrets absolus ; il se borna à conseiller un compromis qui n'avait aucun caractère obligatoire.

Tl est impossible dans toute cette période de trouver les traces d'une organisation générale des Eglises aboutissant à l'unité extérieure. Il n'y a pas d'assemblées communes et périodiques ; il n'y a pas surtout de centre d'unité. Ceux qui le voient à Rome, commettent un étrange anachronisme. On sait en outre combien le rôle de l'apôtre, dont on a fait le chef de la prétendue monarchie ecclésiastique, fut effacé à cette époque. Si les Eglises eussent alors comme plus lard cherché un centre

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