POINT DE CENTRE D'UNITÉ. LIEN VIVANT
r(>]igieux, elles eussent certainement choisi Jérusalem, qui avait été le glorieux berceau du christianisme. Mais l'Eglise de cette ville, bien loin d'exercer une large influence sur le développement de la pensée chrétienne pendant la période de saint Paul, ne suivit que de loin le mouvement imprimé par le grand apôtre. Les Eglises fondées au sein du paganisme, ne se firent aucun scrupule do rompre avec les pratiques du mosaïsrae; elles ne se crurent point obligées par amour pour l'uniformité, de conserver la forme du culte juif comme les chrétiens de Jérusalem; mais ces divergences secondaires n'empêchaient point l'unité essentielle de subsister: aussi les théologiens qui prétendent que ces difT'rences se transformèrent en opposition véritable et en hostilité déclarée ne se trompent pas moins que les partisans de la hiérarchie. Nous avons une preuve touchante de l'union qui régnait entre les Eglises de l'Asie Mineure et de la Grèce, et celles de Palestine, dans ces collectes abondantes qui se faisaient jusque dans la Galatie et à Corinthe pour les pauvres de la Judée, aux sollicitations réitérév^s et instantes de saint Paul. Les Eglises de l'Asie Mineure, de la Macédonie et de l'Achaïe, envoyaient des délégués à Jérusalem afin d'y porter leurs offrandes, et avec leurs dons un témoignage vivant de leur amour fraternel. Jamais l'unité ne fut plus réelle que dans ces temps où elle se fondait sur la liberté, sans aucune contrainte. L'accord qui régnait entre les apôtres contribuait a la maintenir. Pierre écrit aux Eglises fondées par saint Paul dans l'Asie Mineure, comme ApoUos, le disciple de Paul, écrit aux chrétiens de Jérusalem. Ainsi