‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 437 sur 613 · LE POUVOIH DES CLEFS LEUR APPARTIENT · texte numérisé non relu

LE POUVOIH DES CLEFS LEUR APPARTIENT

une certaine part au gouvernoinent de la communauté. Ils étaient appelés, comme nous l'avons vu à l'occasion des conférences de Jérusalem, à intervenir dans les délibérations importantes. Les lettres des apôtres les mettaient tous en demeure de s'occuper des grands intérêts de la congrégation. La discipline était un acte de la communauté et non un décret clérical. <• Pour moi, écrit saint Paul aux chrétiens de Corinthe au sujet de l'incestueux, étant absent de corps mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé, comme si j'étais présent, de livrer celui qui a commis une telle action. Vous et mon esprit étant assemblés 'A\x nom de notre Seigneur Jésus-Christ, avec la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ'. » L'Eglise entière est supposée réunie en conseil de discipline avec l'Apôtre, sous lu présidence invisible de Jésus-Christ. Aucune distinction n'est faite, tous les croyants sont appelés à rendre l'arrêt de condamnation comme un tribunal souverain. L'excommunication est prononcée en leur nom. De même c'est en leur nom que le pécheur repentant est réintégré dans l'Eglise. Celleci dans son ensemble lui pardonne le tort qu'il lui a fait en la déshonorant et elle lui permet de rentrer dans la communion des frères ^ Le pouvoir des clefs appartient ainsi, d'après saint Paul, à tous les chrétiens.

Les sacrements ne sont pas davantage le monopole d'un clergé. Ces principes étaient tellement enracinés dans l'Eglise, que longtemps après, à une époque où

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