‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 438 sur 613 · NUIJ.E CONSECRATION CLERICALE DES SACREMENTS · texte numérisé non relu

NUIJ.E CONSECRATION CLERICALE DES SACREMENTS

elle avait subi de { rofondes altérations, elle leur rendait un éclatant témoignage par la bouche de saint Jérôme : « Le droit de baptiser, dit-il, a été souvent reconnu aux laïques en cas de nécessité, car chacun peut donner ce qu'il a reçu^ » « Au commencement, lisons-nous dans les commentaires attribués à Ambroise, tous enseignaient et tous baptisaient en toute occasion-. » Pour ce qui concerne la Cène, Paul attribue à tous les chrétiens la bénédiction de la coupe et la fraction du pain : « La coupe de bénédiction que nous bénissons n'est-elle pas la communion du sang de Christ? Le pain que nous rompons n'est-il pas la communion du corps de Christ ^ ? » De tout ceci il résulte que l'idée d'un sacerdoce était tout à fait étrangère aux Eglises fondées par saint PauP.

Nous } \oyons néanmoins apparaître diverses charges ecclésiastiques; ces charges tendent à prendre toujours plus d'importance, sans jamais revêtir les caractères de la prêtrise. Paul a transporté, dans les congrégations sorties du paganisme, l'organisation si simple empruntée à la synagogue juive, qui était en vigueur dans les Eglises de la Palestine. JXous retrouvons à Ephèse la même constitution démocratique qu'à Jérusalem : un collège d'anciens est nommé par l'Eglise; ils sont bien plutôt ses

1 « Qiiod enira accepit quis, ita et dare potiisl. » (Saint Jérôme. Contr. Luciferianos, 4.)

- « Primuin omues docebant et omaes baptizabant^ qaibuscumque diebus, ut tprnporibus fuisset occasio. »

3 Te ttctTjP'.ov 0 îJAOYoD[J.sv, tcv ap-ov ôv 7,Aa)[;,;V. (1 Cor. X^ 16.) Harnack, quoique luthérien, soutient cette interpréiation.'Voir son livre: Chri^teri'jrmeinde Giflesdirnst, p. 170.)

* Voir Hitschl, Alfcrif. Kirc'ie, p. 37S.

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