‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 452 sur 613 · POINT DE JOURS SACRÉS · texte numérisé non relu

POINT DE JOURS SACRÉS

ne condamnons pas la fête chrétienne en soi; bien au contraire, nous admettons pleinement sa légitimité et son utilité. Nous voulons seulement établir qu'elle n'est pas directement d'institution divine*. Elle n'a pas même pour elle la pratique des apôlres, puisque en célébrant la Pàfjue et la Pentecôte, ils ont voulu célébrer les anciennes fêtes juives, et non pas les fêtes de la nouvelle alliance. Celles-ci ont été librement instituées par VEglise sous l'inspiration du sentiment chrétien. « Jamais, dit un ancien historien ecclésiastique, les apôtres n'ont imposé le joug de la servitude à ceux qui venaient pour être instruits : ils s'en remettaient, pour la célébration de la Pâque et des autres fêtes, au bon plaisir de ceux qui croyaient par là faire quelque chose de bien. Le Seigneur et les apôtres n'ont point institué de fêtes par une loi, ni, comme Moïse, menacé de châtiment ou de malédiction ceux qui n'en célébreraient pas. Le but des apôtres n'était pas de donner des lois pour les jours de fête^ mais d'amener les hommes à la droiture et à la piété ^. »

On ne trouve, pour toute la période de saint Paul, que deux indications très-vagues se rapportant à la célébration du culte le premier jour de la semaine'. Il est

* On s'est aussi appuyé sur 1 Cor. V, 7, 8 (Célébrons la fête non avec le vieux levain de la malice). Tout dans ce passage a un caractère allégorique. On ne peut tirer d'une vive image une conclusion d'ailleurs démentie par les paroles du même apôtre que nous avons citées. (Néander, Pflanz., I, p. 274, 275.)

* Socrate, Hist. ecclés., V, 22. Augusti, Archéologie, 1, 174.

' 'Ev [X'.a Tôjv (ja56aTO)v, auv^YJj.évwv tûv [xaBïjxwv. (Actes XX, 7.) Le passage 1 Cor. XVI, 2: Que chaque premier jour de la semaine, chacun de vous mette à part chez soi, et rassemble ce qu'il pourra, ne parle

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