‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 454 sur 613 · LE LIVRE SACRÉ EST ENCORE L'ANCIEN TESTAMENT · texte numérisé non relu

LE LIVRE SACRÉ EST ENCORE L'ANCIEN TESTAMENT

de Jésus-Clirist étaient médités avec soin et étaient considérés comme la parole môme de Dieu. Paul rappelle aux Corinthiens qu'il en avait fait la base de son enseignement, et qu il leur avait cité les propres expressions du Sauveur j)0ur l'institution de la cène ou la résurrection * . Mais ces enseignements n'avaient pas été recueillis dans des évangiles canoniques. Ils étaient ou reproduits i)ar l'enseignement oral, ou conservés dans ces écrits anonymes que Luc mentionne dans son prologue. On ne peut donc pas considérer comme lecture de l'Ecriture sainte l'usage que l'on faisait alors des discovrs du Seigneur.

On ne doit pas non plus ranger dans la même catégorie la lecture des lettres des apôtres, recommandée expressément par eux ^ ; car rien ne nous indique que cette lecture dût être périodique comme celle de l'Ancien Testament. Ces lettres étaient l'écho de la prédication vivante des apôtres. Elles étaient lues avec le même respect qu'on accordait à leur parole, et étaient investies de l'autorité dont ils jouissaient eux-mêmes. Mais aussi longtemps qu'ils vécurent on ne pensa pas à former un canon de la nouvelle alliance, parce que le besoin ne s'en faisait pas sentir. C'est plus tard seulement que ce besoin légitime chercha et obtint sa satisfaction \

' 'E^w vàp TapéXaêov aTrb tou y.up'.ou ô xal TCapéâwxa u|ji.îv. (ICor. XI, 23; XV, 3.)

« Coloss. IV,'16; 1 Thes.s. V, 27.

3 Nous avons déjà rappelé, à l'occasion de l'origine des trois premiers évangiles, la préférence de l'Eglise primitive pour la Parole vivante. (Voir Augusti, Archéologie, II, 165.)

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