‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 47 sur 613 · L'HUMANISME HOMÉRIQUE · texte numérisé non relu

L'HUMANISME HOMÉRIQUE

siiisme; cet enthousiasme devait bientôt devenir un culte ou plutôt réformer tout l'ancien culte.

Aucun de ces premiers rapsodes ne nous est connu, leur souvenir a été effacé par le rapsode immortel qui, près de ncufcentsans avant J.-C, unissant l'éclat de l'esprit asiatique à l'harmonie pondérée de l'esprit grec, éleva dans deux poëmes incomparables le panthéon véritable de l'hellénisme, le temple des héros construit avec le marbre le plus blanc et inondé du jojeux éclat d'un soleil matinal. V Iliade et l'Odyssée ^o\\\ une apothéose radieuse de l'humanité ou plutôt de la nationalité grecque. Tandis que les Aryens de l'Indus se sont efforcés d'ôter à leurs dieux toute individualité, et qu'ils n'ont été satisfaits que quand ils les ont tous noyés dans l'abîme sans fond du panthéisme brahmanique, les Aryens de l'Occident, partis du même point, se sont attachés à marquer d'une main ferme les traits (le leurs premières divinités, à faire disparaître ce qu'elles avaient de flottant et de vague, à leur donner des contours précis, à les élever enfin de la vie impersonnelle de la nature physique au rang et à la dignité d'êtres personnels et libres. Homère , en attribuant aux dieux les qualités des héros, a été le plus puissant réformateur religieux de sa race, ou plutôt il a été son plus admirable interprète dans l'évolution accomplie par elle après l'âge héroïque. La vie des dieux est représentée par lui comme la vie humaine à sa plus haute puissance. L'Olympe est la Grèce idéale; les dieux forment un conseil de rois helléniques, dont Jupiter est l'Agamemnon. Il ne s'agit pas pour lui, comme dans la

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