‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 481 sur 613 · PREMIERE REVOLTE · texte numérisé non relu

PREMIERE REVOLTE

semblait, dit le même historien, qu'il eût été envoyé comme un bourreau pour exécuter des condamnés *. » La royauté nominale d'Hérode Agrippa n'opposait aucun frein à ce débordement d'injustices. Il n'était pas possible que, sous un tel régime, la paix, fût longtemps conservée. Une circonstance de peu d'importance fit éclater un terrible incendie, qui couvait depuis longtemps et avait déjà lancé quelques étincelles dans les soulèvements antérieurs. La synagogue des Juifs à Césarée avait été profanée par les Grecs de cette ville. Gessius riorus ayant donné raison à ces derniers, la révolte éclata immédiatement à Anlioche et à Jérusalem, et elle se propagea au loin. Elle fut étouffée dans le sang de milliers de Juifs à Alexandrie, à Damas et à Césarée. A Jérusalem, la garnison romaine fut massacrée, et Eléazar, le fils du souverain sacrificateur, persuada aux lévites de ne recevoir l'offrande d'aucun étranger. C'était interdire le sacrifice pour César, et un tel acte équivalait à une déclaration de guerre ". A peine la rébellion s'est-elle ainsi organisée, que le gouverneur de la Syrie, Cestus Gallus, marche contre Jérusalem; mais il ne peut y pénétrer, et se voit contraint à une retraite ignominieuse. Ce triomphe accroît le fanatisme des Juifs, et le porte au plus haut degré; il est désormais intraitable. Rome ne pouvait tolérer que sou pouvoir fût ainsi méconnu. Elle envoya

1 "QîTTSp STi v.\)Mp'.j. y.aTay.plTwv 7:î[xcp0ei!; SïjfJLto?. (Josèphe, Bell, jud., II, xiv^ 2.)

2 TcjTO C£ r,v TSJ T,ph: 'V())\).xlyj: ■KoXéjAOu y.aTaêsAY;. (Josèphe, Bell, jud., Il, XVII, 2.)

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