‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 482 sur 613 · COMMENCEMENT DU SIEGE · texte numérisé non relu

COMMENCEMENT DU SIEGE

Vespasieii, luu de ses meilleurs généraux, avec une année considérable, pour venger l'outrage fait à ses aigles. La Galilée est conquise après de sanglants combats.

La mort de Néron et l'élévation au trône de Vespasien donnent un moment de répit aux J.uifs ; mais la lutte recommence avec plus d'acharnement, conduite par Titus, le propre fils de l'empereur (an 68). Elle se concentre bientôt autour de Jérusalem, dont le siège est commencé sous la direction du plus habile général des armées romaines. Des milliers de Juifs, accourus dans l'intervalle pour célébrer la Pàque, étaient venus s'enfermer dans les murailles de leur ville sainte; ils contribuèrent à rendre la défense plus difficile et la catastrophe finale plus terrible.

Tout dans ce siège montre que l'on assiste à un grand jugement de Dieu. Ce n'est pas un événement ordinaire de l'histoire; le mal, comme les douleurs, atteignent des proportions effrayantes ; les hommes paraissent conduits par une main mystérieuse, qui les pousse à accomplir ce qui n'était pas dans leurs desseins primitifs. Ils sont les instruments d'un châtiment immense comme le crime qu'il punit. Ceux-là mêmes qui en ont été les victimes semblent l'avoir compris. L'historien juif énumère les présages qui avaient annoncé la catastrophe. Il en est de puérils et qui sont évidemment des fables inventées par la superstition populaire. Mais cette superstition elle-même révèle d'étranges pressentiments. D'après Josèphe, à la fête de la Pentecôte les lévites de service dans le temple auraient entendu une voix qui criait :

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