‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 515 sur 613 · SUBORDINATION UU FILS AU PÈRE · texte numérisé non relu

SUBORDINATION UU FILS AU PÈRE

qui bien loin d'ôtrc oniprimt^e à Philon est en opposition directe avec son systômc. 11 ne s'agit pas ici en effet d'un Verbe impersonnel, qui n'est qu'un terme d'école pour désigner le monde, ou bien le résumé abstrait des idées qui ont été réalisées dans les êtres innombrables dont l'univers se compose *. Le prologue nous parle d'un être distinct de Dieu-, et pourtant Dieu comme Dieu; il est comme lui vie, lumière et amour dans un sens absolue Fils unique, reposant dans le sein du Père, il est l'objet éternel de sa dilection. L'amour absolu a ainsi son objet semblable cà lui, en dehors du monde et du temps''. Le Fils s'appelle la Parole, parce qu'il est la manifestation parfaite du Père. Il le révèle dans sa personne qui est son image empreinte, et il devient l'organe de ses révélations dans le monde, quand il lui plaît de créer un monde. Le fait seul qu'il porte ce nom de Fils et de Verbe, nous paraît impliquer dans la doctrine de saint Jean comme dans celle de saint Paul une relation de subordination du Fils au Père. Le Fils, procédant éternellement du Père, est vis-à-vis de lui éternellement dans les rapports de celui qui est engendré à celui qui l'engendre. La nature est la même, précisément parce qu'il y a engendrement; il est Dieu près de

1 Voir notre exposition de la doctrine de Philon dons notre Introduction, t. I, p. 3u0.

* '0 \6'{o;, r,v r.plq tcv Osûv %a<. Qsbç ■^v o kô^(oq. (Jean 1. 1.^ 3 'Ev ajTo) 'ÇiùT, Yjv. (Jean I, 4.)

♦ '0 (JLOvOYEvr,; uîb;, 6 o)V v.q xcv -/.cXtov tou rraipé;. (Jean I, 18.) M. Rpuss ne voit dans ce passasre que l'idée de la préexistence et non celle de l'éternité du Verbe. Mais cette éternité n'esl-elle pas impliquée par la divinité si nettement reconnue au Verbe par saint .Tean''

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