‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 534 sur 613 · LE CULTE · texte numérisé non relu

LE CULTE

l'occasion du jeune apostat, a lieu à l'heure où TEi^lifie est tout entière réunie. Cnpendant l'Apocalypse nous met sur la voie d'une transformation îjraduelle qui commence à s'y opérer. La peinture brillante tracée par saint Jean de l'adoration céleste est une invitation indirecte à l'Eglise de se rapprocher de cet idéal. Sans doute, elle se plaisait à redire ou à imiter quelques-uns de ces beaux cantiques qui donnaient une expression sublime au sentiment religieux. Rien ne serait plus contraire à l'esprit de cette grande époque que la fixation de formulaires liturgiques. Néanmoins, plus les dons extraordinaires su retiraient, plus les grands monuments de l'inspiration apostolique devaient servir de modèles et de types à l'adoration chrétienne. On retrouve l'écho des hymnes de l'Apocalypse dans les admirables prières de l'Eglise du second siècle qui nous ont été conservées.

Pour ce qui concerne les fêtes, la célébration du dimanche est plus marquée que précédemment. Il s'appelle déjà le jour du Seigneur comme fête de la résurrection *. Mais il n'y a pas trace d'une substitution du dimanche au sabbat ni d'une observation légale. La seule grande fête annuelle dont il soit fait mention est celle de Pàque. Les Eglises d'Asie 3Iineure, d'après l'exemple de saint Jean, célébraient l'anniversaire de ia mort du Seigneurie 14 de nizan, au même moment où les Juifs mangeaient l'agneau pascal. L'anniversaire de la résurrection tombait ainsi sur un jour quelconque de la semaine, puisqu'il était toujours fixé trois jours après

* Kup(ay.Tj Tj|xépa. (Apoc. I, 10.)

Page 1