‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 547 sur 613 · RÉVOLTE DES JUIFS · texte numérisé non relu

RÉVOLTE DES JUIFS

Mineure, les autres provinces où le christianisme florissait n'en avaient pas été exemptes. Simon, fils de Ciéopas, qui avait succédé à Jacques dans la direction de l'Eglise de Jérusalem, souffrit le martvre en Palestine, sous Trajan. Les auteurs de sa mort étaient quelques fanatiques judéo-chrétiens ralliés à la synagogue; ils l'accusèrent de menées factieuses, en se fondant sur ce qu'il descendait de la race royale de son peuple *. Il fut crucifié.

Le moment vint où les Juifs ne furent plus obligés d'employer la main de leurs oppresseurs pour persécuter les chrétiens. Depuis l'an 115, ils n'avaient cessé de fomenter la rébellion en Grèce, en Egypte, en Chypre et en Mésopotamie. Adrien, irrité, voulut anéantir les derniers restes du judaïsme. Il défendit aux Juifs de pratiquer la circoncision, et décréta qu'une ville entièrement nouvelle serait bâtie surlesrifines de Jérusalem. L'empereur rencontra une résistance opiniâtre; les Juifs, dirigés par un faux Messie du nom de Barchoba, luttèrent longtemps non sans succès contre les aigles romaines.

Le faux 3Iessie devait naturellement persécuter les disciples du véritable. Aussi le sang des chrétiens fut-il répandu à flots. Après que l'insurrection eut été vaincue, la ville d'^lia Capitolina, ainsi nommée du nom de l'empereur, s'éleva à la place de la ville sainte.

L'entrée en fut interdite aux Juifs ^. Il leur était même

1 !2uy.ûçavrr,0îl; 'jizb twv aîpésswv. (Hégésippe. Voir Routh, Reliq. sacra;, 214.) * Eusébe, IV, 6.

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