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LES PÈRES APOSTOLIQUES

de cette époque sont morts pour Ja plus sainte des causes, consacrant à la fois les droits de Dieu par leur inviolable fidélité à la vérité et les droits de l'humanité contre toute tyrannie religieuse. Les Pères apostoliques acceptent les grands résultats de la période précédente, tels qu'ils avaient été formulés par sainl Paul et par saint Jean. Aucun d'eux n'invoque la. loi cérémoniello contre la liberté chrétienne. Mais comme le judéo-christianisme est plutôt un principe qu'un fait, et qu'il répond à une tendance naturelle du cœur humain, nous ne devons pas être surpris de le retrouver sous des formes nouvelles au commencement du second siècle dans l'Eglise orthodoxe. Les divergences de vues ne vont pas jusqu'à l'opposition tranchée. Il n'y a pas de partis hostiles en présence, aucune orageuse discussion n'est soulevée, et néanmoins des nuances très-distinctes se détachent sur le fond commun de la foi en Jésus-Christ. D'un côté, nous avons la tendance de Paul représentée par Clément de Rome, Ignace et Poly carpe; ce dernier y porte l'esprit de saint Jean, Mont il a été le disciple immédiat. D'un autre côté, le symbolisme idéaliste de l'épître aux Hébreux est poussé jusqu'aux limites du gnosticisme par l'auteur de l'épître attribuée à Barnabas. Enfin Papias et l'auteur de l'allégorie du Pasteur ressuscitent sinon les vues particulières, au moins les principes du judéochristianisme.

Nous n'avons de renseignements précis que sur trois des Pères apostoliques, qui sont Clément, Ignace et Polycarpe. Leurs écrits nous les font mieux connaître

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