‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 562 sur 613 · SON HUMILITÉ. SA PIÉTÉ PROFONDE · texte numérisé non relu

SON HUMILITÉ. SA PIÉTÉ PROFONDE

être que parler saus être, en d'autres termes, que l'apparence n'est rien et la réalité tout', il dit aux Romains : « Demandez pour moi la force intérieure et extérieure de ne pas seulement parler, mais de vouloir, afin que je ne sois pas uniquement chrétien en paroles, mais encore que je le sois en réalité. Si je suis trouvé tel, alors je pourrai être proclamé fidèle, car je ne paraîtrai plus aux yeux du monde. Rien de ce qui paraît n'est bon. Le christianisme, quand il est haï du monde, n'est plus seulement une doctrine plausible, mais il atteint la vraie grandeur ^. » « Etant maintenant près de Rome, ajoute-t-il, je pense beaucoup de choses en Dieu. Mais je me modère pour ne pas me perdre par l'orgueil. C'est le moment de trembler et de ne pas céder à ceux qui m' élèvent. Ceux qui m'appellent martyr me flagellent. J'aime la souffrance, mais je ne sais si j'en suis digne ^.» Ce qu'Ignace poursuit dans la mort, c'est la pleine possession de Jésus- Christ. « Je ne désire aucun aliment mortel, je ne veux aucun plaisir. Je veux le pain de Dieu "*, qui est la chair du Christ, je veux pour breuvage son sang, qui est un immortel amour. » Ignace est tout entier dans ces mots qui révèlent sa piété profonde, son amour fervent pour Jésus-Christ et cette couleur d'exaltation et de mysticisme qui lui est ordinaire. On comprend qu'un

* A|jL£tvcv âcTt c'.WTCÔcv xal zbnv^ XaXouv-a (Xy^ îivau [Ad Ephes., II.)

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3 Ot Yàp ASY^viéç [xot (xapxu; [la.'Zii-^oÛQi [X£. [Ad Rom., V.)

* "ApTOV eeou 6éXto. {Ad Rom., IV.)

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