‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église ChrétienneChapitre 574 sur 613 · DE L'ÉPITRE FAUSSEMENT ATTRIBUÉE A BARNABAS · texte numérisé non relu

DE L'ÉPITRE FAUSSEMENT ATTRIBUÉE A BARNABAS

que l'avait cru l'Eglise primitive. Ils ne décrivent point l'avenir avec des couleurs éclatantes, mais ils se bornent à dire avec Ignace : « Ce qui est déjà parfait et accompli en Dieu a pris son commencement quand l'astre radieux du Fils a brillé, chassant toute la magie du démon, alors que tous les liens ont été brisés, et que le règne du mal et de l'ignorance a été aboli * . »

L'épître faussement attribuée à Barnabas se distingue de la tendance que nous venons d'étudier par une opposition au judéo-christianisme beaucoup plus tranchée. Elle donne une interprétation des institutions du judaïsme qu'on ne saurait attribuer à un ancien lévite. Il est du reste prouvé qu'elle a été écrite après la raine de Jérusalem. Elle ne peut donc être de Barnabas, qui était mort longtemps avant cet événement -. La lettre émane d'un païen converti, et s'adresse à des païens de naissance. Comment un Juif d'origine se fùt-il exprimé ainsi : « Avant de croire en Dieu, notre cœur était plein d'idolâtrie ^? » L'auteur nous apprend qu'il est évangéliste ou docteur \ Sa lettre remonte à la plus haute

1 'Apxr,v Zï £).â[x5av£ ih t^cl^x Oîw à7:r;p-ia[J.£VOV. (Ignace, Ad Ephes., III.)

* Il est dit de Jérusalem qu'elle a été détruite par les Gentils : Ka6r;pi^-q uzb TÔJv r/Opwv. [Ep. Bar/,ab., c. XVI.) Barnabas était mort à cette époque. Dès l'an 62 on voit Marc, son cousin et compagnon, dans la société de Paul (Coloss. IV, 10), puis dans celle de Pierre (1 Pierre V, 3). L'ancienne tradition de l'Eglise place son martyre entre l'an 53 et l'an 57. (Hcefele, Prolegom., XI.)

3 WK•'^^pT^ç, efûWAcXaTpst'a;. {Id., XVI.) Au chap. V, il est dit : « Scriptum est enim de illo, queedam ad populum Judaeorum, queedam nd nns.n

* Aicâr/.aXoç. {M., c. I.)

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