EPURATION DE LA RELIGION
elle partag-e ses attributs; elle est Tidc^al de la matrone. Athénée ou Minerve prend un rang très-élevé sur cet Olympe transfiguré. Elle représente le côté intellectuel du dieu suprême, sa sagesse, sa prudence accompagnée de ce courage paisible qui assure le succès dans les combats. Sur son front pur et élevé brille la pensée ; sa main est armée de la lance guerrière. Elle favorise en même temps l'artiste et le laboureur. Le farouche Ares ou Mars s'efface devant elle ; il descend au second rang, bien qu'on lui reconnaisse l'attribut de la justice \ Neptune, comme 3Iars et A^ulcain, conserve les anciens attributs; l'idéalisation était plus difficile pour des divinités si étroitement liées à la vie de la nature. JNi Mercure ni Pluton ne subissent d'importantes modifications. Aphrodite ou Yénus, bien que rabaissée par Praxitèle au rang d'une courtisane, représente pour Pindare la beauté féminine dans ce qu'elle a de plus délicat et de plus noble. La Vénus de Milo suffirait à elle seule pour prouver que la déesse de la beauté personnifiait autre chose que la vie galante et la volupté. La fierté et la chasteté sont empreintes sur ses traits , elle représente la jeunesse et la grâce bien plus que l'amour sensuel. Mais il était facile de prévoir que l'Aphrodite voluptueuse l'emporterait bientôt sur la Vénus idéale, et que l'ancienne Astarté orientale finirait par effacer la divinité hellénique.
Le travail d'épuration se fait surtout remarquer à cette époque dans la vénération particulière accordée à
1 Hymne homérique à Mars, V, 4.