PLAN DU LIVRE. LES VISIONS
ver. Aussi ces allégories symétriques ont-elles un cachet éminemment prosaïque. Une esquisse rapide de l'ouvrage en fera saisir le caractère.
Son titre est emprunté à la vision par laquelle commence le second livre. « Comme je priais à la maison, couché sur mon lit, entra un homme d'une figure vénérable, vêtu comme un berger, ayant un manteau de blanche peau de brebis, portant une besace sur le dos et tenant une verge dans la main. Il me salue... Ne me connais-tu pas? dit-il. Je suis le pasteur à qui tu as été confié'. » On sait avec quelle prédilection l'antiquité chrétienne reproduisait le symbole du bon pasteur; elle ne se lassait pas de le graver sur les sarcophages et dans les catacombes. Le livre d'Hermas en reçut son nom. Il est divisé en trois parties. La première comprend les Visions, la seconde les Commandements, et la troisième les Similitudes. En réalité, c'est une prédication de repentance présentée sous trois formes différentes. Hermas, le porteur de ces révélations, nous est montré au début du livre se lamentant d'avoir nourri un désir coupable. Les cieux sont fermés sur lui, et il se demande comment il apaisera Dieu. Soudain une femme âgée, vêtue de blanc, assise sur le siège où s'assoient les évêques, lui apparaît^. Cette femme figure l'Eglise. Elle tend à Hermas un livre dans lequel sont consignés ses péchés. Il a négligé de maintenir sa maison dans l'humilité et
1 « Epro sum ille pastor, cui traditu? es. » Herm. past., lib. II; Proœmium.) * « Veniens quœdam femina senior, in veste iimpida. » (Visio I, 2.)