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IL EST CÉLÉBRÉ SOLENNELLEMENT LE DIMANCHE

dure, du silence de Pline, qu'il n'existait pas encore d'édifices consacrés au culte, et que l'idée d'un sanctuaire était complètement étrangère à l'Eglise. En élevant des temples elle n'eût pu se dérober aux poursuites constantes des magistrats romains et à la haine du peuple.

Le choix d'un jour spécial dans la semaine pour adorer Dieu en commun était devenu un usage général. L'épître attribuée à Baroabas nous apprend que ce jour était précisément le dimanche ou le premier jour de la semaine. « Nous consacrons à la joie, dit-il, le premier jour dans lequel Jésus est ressuscité des morts '. » Il n'était pas possible de mieux exprimer l'idée chrétienne du dimanche; son observance n'est point une prescription légale, c'est un privilège. L'Eglise a choisi librement ce jour pour le consacrer à la joie d'avoir un Sauveur ressuscité. Elle pense si peu substituer le dimanche au sabbat, que les deux jours sont mis à part par un grand nombre de chrétiens.

Du reste, on n'attribue point au dimanche une sainteté particulière. Ignace exprime le regret que l'on ait abandonné l'ancienne coutume de célébrer le culte tous les jours, et il voudrait qu'on y revînt^. Plus tard, mais encore dans cette période, deux jours de la semaine, le mercredi et le vendredi, furent consacrés au jeûne, en souvenir des souffrances de Jésus-Christ. On les nommait stations^ nom symbolique qui rappelait la vigilance du

0 'lT,aoï)ç àvéîrr, èy, vsy.pôv. (Barnab., Ep.,c. XV.) * ITuy.vc-âpîv s'jvaYwval Y'.véa6(i)(îav. (Ignat., Ad Epkes., IL)

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