SEKÉNITE DE LA GRÈGE
niaient les aspirations profondes de Tûme, cliarmd'e et séduite par les splendeurs du culte, mais non satisfaite dans ses besoins plus sérieux.
Néanmoins ces troubles passagers de la conscience ne suflisaicnt pas pour jeter une ombre durable sur le ciel bleu de la Grèce. Entourée des chefs-d'œuvre de Tart, célébrée par des poètes comme Sophocle et Eschyle, ayant pour temples des édifices comme le Parthénon et le sanctuaire de Jupiter Olympien, elle put croire un moment qu'elle avait relevé le monde de la malédiction que rOrient faisait peser sur lui dans ses sombres mythologies. Tous les quatre ans, les fêtes solennelles d'Olympie réunissaient, entre les montagnes sacrées , dans une plaine bordée d'oliviers et de platanes, la fleur de la jeunesse de toutes les cités. Le courage se retrempait dans ces jeux célèbres, dans lesquels le corps assoupli accroissait sa force et déployait la beauté de ses formes. On donnait une importance extraordinaire à ces jeux, parce que l'on y voyait comme l'école de l'héroïsme; ils avaient un caractère sacré aux yeux de la Grèce, toujours prête à adorer les héros et la beauté humaine dans tous les ordres. Dans l'intervalle des grands jeux Olympiques, chaque cité exerçait dans ses gymnases l'élite de sa population. La vie hellénique était essentiellement une vie publique; il n'y avait de vie privée que pour les femmes, enfermées dans le gynécée. L'homme n'existait que pour l'Etat, et toute individualité devait s'absorber dans cet être collectiï mais non abstrait qui siégeait toute la journée sur l'Agora, bruyant, agité, souverain jusque dans ses ca-