I/IDEE. — I.A MATIKRE ETERNELLE
tiplicité. l.'él(^ment d'unité en chaque chose est son prototype ou son idée. Il y a un monde des idées ou des prototypes de tout ce qui existe, sphère supérieure de l'être où la dialectique nous élève en nous faisant remonter de la contingence à l'absolu et du multiple à l'unité. « Les idées, lisons-nous dans le Parménide, subsistent comme des modèles de la nature ; les choses leur deviennent semblables et en sont des copies; la participation des choses aux idées consiste dans la ressemblance des choses aux idées. » L'idée, dans le platonisme, joue le même rôle que l'élément de limitation dans l'école pythagoricienne ; c'est en effet la limite ou le contour qui dessine la forme des choses et les ramène à un type intelligible. Du reste, ces idées des choses sont liées les unes aux autres; elles forment un tout harmonique et elles viennent aboutir à une idée suprême qui les contient en soi, l'idée du bien ^ C'est cette idée du bien qui répand sur les objets de la science la lumière et la vérité, et donne à l'àme la faculté de connaître. « Sa beauté doit être au-dessus de toute expression, puisque le bien est la source de la science et de la vérité, et qu'il est encore plus beau qu'elles. Cette idée du bien est semblable au soleil, qui ne rend pas seulement visibles les choses visibles, mais leur donne encore la naissance, raccroisscment et la nourriture. En effet, les êtres intelligibles ne tiennent pas seulement du bien leur intelligibilité, mais encore leur existence^. » Ce bien ab-
1 TeAeuTxfx •?] toj à-ix^z\t îo£a, tcxvtwv y.a/.wv aiT'Ix. Répuà., VII, c. lU, A.
« Répub., liv. VI, c. XVni, XIX.