Ces héréticpu's inlerroj;»^» Hevnnt tout le peuple
Au reste, qu'on ne dise pas que la doctrine de ces hérétiques fut peut-être calomniée pour n'avoir pas été bien entendue : il paroît, tant par la lettre d'Enervin que par les sermons d'Ecbert , que l'examen de ces hérétiques fut f# publiquement (Ibid. 453. Ecb. serm. i. ) , et que c'étoit un, ^ de leurs évêques et un de leurs compagnons qui soutinrent '^ leur doctrine , autant qu'ils purent , en présence de l'arche vêque, de tout le clergé et de tout le peuple.
56. Les (lo,';mes de ces liér^tiques n^fntés par S. Bernard qui les avoit L bien eomius à Toulouse. 1.
Saint Bernard , <\\\e \p. \^\ç\^\ Y.xv^.\nvcv ^^^\V5i\\,'^\4C\iter ces ^
rétiques , fit alors ces beaux sermons sur les cantiques ; où ittaque si vivement les hérétiques de son temps. Ils ont un Pport si manifeste à la lettre d'Enervin , qu'on voit bien !*elle y a donné occasion ; mais on voit bien aussi, de la ma- ^ si ferme et si positive dont parle saint Bernard , qu*il l't instruit d'ailleurs, et qu'il en savoit plus qu'Enervin luime. En effet , il y avoit déjà plus de vingt ans que Pierre Bmis et son disciple Henri , avoient répandu secrètement erreurs dans le Dauphiné , dans la Provence , et surtout : environs de Toulouse. Saint Bernard fit un voyage dans pays-là pour y déraciner ce mauvais germe; et les miles qu'il y fit en confirmation de la vérité catholique, sont 18 éclatants que le soleil. Mais ce qu'il importe de bien reurquer, c'est qu'il n'oublia rien pour s'instruire d'une hélie qu'il alloit combattre , et qu'ayant conféré souvent avec \ disciples de ces hérétiques , il n'en a pas ignoré la doc- De. Or, il y remarque distinctement, avecla condamnation I baptême des petits enfants , de V invocation des saints et ^é0B ablations pour les morts, celle de Vusage du mariage , éê tout ce qui étoit sorti de près ou de loin de Vunion des Nmd sexes, comme étoit la viande et le laitage (Serm. Lxvi. in int. n. 9.). Il les taxe aussi de ne pas recevoir l'ancien Tesnent, H de ne recevoir que V Évangile tout seul (Serm. lxv. .5.). C'éloit encore une de leurs erreurs , notée par saint eroard , qu'un pécheur n'étôit plus évêque, et « que les » papes, les archevêques , les évêques, et les prêtres n'éioient capables ni de donner, ni de recevoir les sacrements, i cause qu'ils étoient pécheurs » (Serm. lxvi. n. 14.). Mais > qu'il remarque le plus , c'est leur hypocrisie ; non-scuftenl dans l'apparence trompeuse de leur vie obscure et bitente, mais encore dans la coutume qu'ils observoient conhmmént de recevoir avec nous les sacrements, et de profes- ^ publiquement notre doctrine qu'ils déchiroient en secret ^erm. lxv. in Cant. n. 5.). Saint Bernard fait voir que leur iêlé n'étoit que dissimulation. En apparence , ils blâmoient « commerce avec les femmes , et cependant on les voyoit ^W passer avec une femme les jours et les nuits. La pro- '«sion qu'ils fainownl d'avoir le sexe on hovicuv, Wvw %^\\^\V
à faire croire qu'ils n'en abusoienl pas. lis croyo jurement défendu , el , interrogés sur leur foi , ils gnoient pas de se parjurer : tant il y a de bizarreri constance dans les esprits excessifs.. Saint Bernard de toutes ces choses, que c'étoit là ce mystère d*iniq dit par saint Paul (//. Thess. ii. 7.), d'autant plus à < qu'il étoit plus caché; et que ces hommes sont cei Saint-Esprit a fait connoître au même apôtre coi des I\ommes séduits par le démon, qui disent des men hypocrisie ; dont la conscience est cautérisée ; qui dé^ mariage et les viandes que Dieu a créées (Serm. l Tim. IV. i. 2. 3.). Tous les caractères y convieni clairement pour avoir besoin d'être remarqués : el prédécesseurs que se donnent les Calvinistes.