‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 116 sur 177 · Pierre de Bruis, et Hunrl · texte numérisé non relu

Pierre de Bruis, et Hunrl

De dire que ces hérétiques toulousains, dont p; Bernard, ne sont pas ceux qu'on appela vulgaireme bigeois , ce seroit une illusion trop grossière. Les demeurent d'accord que Pierre de Bruis et Henri , i des chefs de cette secte, et que Pierre le Vénérable C.luni , leur contemporain , dont nous parlerons attaqua les Albigeois sous le nom de Pétrobusiens (La 1 de l'Euch. ^52. Aï^o,). Si les auleurs sont convaincu nichéisme, les sectateurs n'ont pas dégénéré de c( trine ; et on peut juger de ces mauvais arbres parleii car encore qu'il soit constant, par les lettres de saint el par les auteurs du lemi^»{Epist. 241. ad. Toi. Vit. lib. m. c. 5.), qu'il convertit beaucoup de ces hérélit lousains , disciples de Pierre de Bruis et de Henri n'en fut pas éteinte, ot ils gagnoient d'autant plus d qu'ils continuoient à se caclier. On les appeloil hommes, tant ils éloitîUt doux cl simples en appareil leur doctrine panil, dans un interrogaloire que d'eux subirent à Lombez, petite ville près d'Albi , roncile qui s'\ \vuV ou 117G (Art. Cmic. Lumb. f. Lahh. col, \In\.an:WKK^.\.

7^7. Conrile de Lombez. Célèbre interrof^iitoir» de ce» hérétiques.

Gaiicelin , évéquc de Lodève , bieu instruit de leurs artitices et de la saiue doctrine, y fut chargé de les interroger sur leur croyance. Ils biaisent sur beaucoup d'articles , ils mentent sur d'autres ; mais ils avouent en termes formels, « qu'ils • » rejettent Tancien Testament; qu ils croient la consécration » du corps et du sang de Jésus-Christ également bonne , soit » qu'elle se fasse par un laïque ou par un clerc, pourvu qu'ils » soient gens de bien; que tout serment est illicite; et que » les évêques et les prêtres, qui n'avoient pas les qualités que » saint Paul prescrit, ne sont ni prêtres, ni évêques. a On ne put jamais les obliger, quoi qu'on pût dire , à approuver le mariage, ni le baptême des petits enfants ; et le refus obstiné de reconnoître des vérités si constantes, fut pris pour un aveu de leur erreur. On les condamna aussi par l'Écriture , Domme gens qui refusoient de confesser leur foi; et sur tous les points proposés, ils sont vivement pressés par Ponce, arche- ?êque de Narbonne, par Arnaud, évêque de Nîmes, par les abbés , et surtout par Gaucelin , évêque de Lodève , que Gérauld, évêque d'Albi, qui étoit présent et l'ordinaire du lieu^ avoit revêtu de son autorité. Je ne crois pas qu'on puisse voir en aucun concile ni la procédure plus régulière, ni l'Écriture finieux employée, ni une dispute plus précise et plus convaincante. Qu'on nous dise encore après cela que ce qu'on dit des Albigeois sont des calomnies.

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