‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 123 sur 177 · Suite. Manichéisme à Metz. Les Boo^omiles · texte numérisé non relu

Suite. Manichéisme à Metz. Les Boo^omiles

La Roque revient à la charge avec Aubertin , et croit trouver de bons Protestants en la personne de ces hérétiques , qui selon Gésarius d'Hesterbac , blasphémoient le corps et le sang de Jésus-Christ ( Caes. Hesterb. 1. v, c. 2. in Ribl. Cisterc. La Roq. 457. Aub. 964. ). Mais le même Gésarius nous apprend qu'ils admcttoient les deux principes et tous les autres blasphèmes des Manichéens : ce qu'il assure savoir très-bien , non point par ouï-dire , mais pour avoir souvent conversé avec eux dans le diocèse de Metz. Un fameux ministre de Metz , que j'ai fort connu , faisoit accroire aux Calvinistes de ce pays-là , que ces Albigeois de Césarius étoient de leurs ancêtres (Fem, Cat.. gen,, p, 85. ) ; et on leur fit voir alors que ces ancêtres qu'on leur donnoit étoient d'abominables Manichéens. La Roque , dans son histoire de l'Eucharistie (P. 455. ) , voudroit qu'on crût que les Bogomiles étoient les mêmes qu'on appeloit en divers lieux Yaudois , pauvres de Lyon, Poplicains, Bulgares, Insabbatés, Gazares et Turlupins. Je conviens que les Yaudois , les Insabbatés et les pauvres de Lyon sont la même scete : mais qu^n les ait appelés Gazares ou Cathares , Poplicains, Bulgares , ni BogomiJes , c'est ce qu''on ne montrera jamais par aucun auteur du temps. Mais enfin M. de la Roque veut do'nc que ces Bogomiles soient leurs amis? Sans doute, parce qu'ils « ne jugoient dignes p d'aucune estime le corps et le sang que l'on consacre parmi

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» nous. » Mais il devoit avoir appris d'Anne Comnène , qui nous a fait connoître ces hérétiques ( Ann. Comn, Akx. l xr. p. 486 et seq, ) , qu'ils a réduisoient en fontème rincamation » de Jésus ; qu'ils enseignoient des impuretés que la pudeur de » son sexe ne pennettoit pas à cette princesse de répéter ; » enfin qu'ils ayoient été convaincus par l'empereur Alexis « son père d'introduire un dogme mêlé des deux plus infâmes « de toutes les hérésies , de celle des Manichéens , et de » celle des Massaliens. »

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