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Dans leur Confession de foi de 1504, ils parlent ainsi {Prof. fid. ad Lad. cap. de Euch. ad Lyd. t. ii. p. 10. citât. Apol. IV. part. Ibid. 296.) : Toutes les fois « qu'un digne » prêtre avec un peuple fidèle prononce ces paroles : Ceci w est mon corps, ceci est mon sang, le pain présent est le corps » de Jésus-Christ qui a été offert pour nous à la mort, et le A vin est le sang répandu pour nous; et ce corps et ce sang » sont présents sous les espèces du pain et du vin en mé- » moire de sa mort. » Et pour montrer la fermeté de leur
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suints, en disant qu'il faut être saint pour administrer les sacrements. L'ignorant Vaudois avale ce poison. On ne veut plus recevoir les sacrements par des ministres odieux et décriés : le filet se rompt (Luc. v. 6.) ; de tous côtés, et les schismes se multiplient. Satan n'a plus besoin du manichéisme : la haine contre TÉglise s'est répandue. La damnable secte a laissé une vengeance semblable à elle, et un principe de schisme trop fécond. N'importe que les hérétiques n'aient pas la même doctrine : l'aigreur et la haine les dominent, et les réunissent contre l'Église : c'en est assez. Le Yaudois ne croit pas comme l'Albigeois, mais comme l' Albigeois jl hait l'Église, et se publie le seul saint, le seul ministre des sacrements. Viclef ne croit pas comme les Vaudois; mais Viclef publie comme les Yaudois que le Pape et tout son clergé est déchu de toute autorité par ses dérèglements. Jean Hus ne croit pas comme Viclef, quoiqu'il l'admire : ce qu'il en admire le plus, et ce qu'il en suit presque uniquement, c'est que les crimes font perdre l'autorité. Ces petits Bohémiens prirent cet esprit, comme on a vu ; et ils le firent paroître principalement, lorsqu'ils osèrent, une poignée d'hommes ignorants, rebaptiser toute la terre.
20G. Comment LuUier et Calvin sont sortis des Albigeois et *les Vaudois.
Mais une plus grande apostasie se préparoit par le moyen de ces sectes. Le monde rempli d'aigreur enfante Luther et Calvin, qui cantonnent la chrétienté. Les tours sont différents, mais le fond est le même : c'est toujours la haine contre le clergé et contre l'Église romaine ; et nul homme de bonne foi ne peut nier que ce n'ait là été la cause visible de leur progrès étonnant. Il falloit se réformer ; qui ne le reconnoît? Mais il étoit encore plus nécessaire de ne pas rompre. Ceux qui prêclioient la rupture étoient-ils meilleurs que les autres? tlls en faisoient le semblant; et c'étoit assez pour tromper et gagner comme la gangrène, selon l'expression de saint Paul (//. Tim, II. 17.). Le monde vouloit condamner et rejeter ses conducteurs : cela s'appelle Réforme. Un nom spécieux éblouit les peuples; et pour exciter la haine, on n'épargne pas la calomnie : ainsi notre doctiiue est délicnrée; on la hait devant ijne de laconnoUre.
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irsaires; qu'ils les appellent des Papistes, des Aiitechrists es Idolâtres (/6«rfem. p. 291. 299.).