‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 47 sur 177 · S38 HISTOIRE · texte numérisé non relu

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berg qu'il conduisoit (Peuc. ibid. SuUzeri ep, ad C 'Calv. ep. p. 52.). Ces changements arrivèrent e 1545. On en triompha parmi les Sacramentaires : j à ce coup que Luther se laissoit fléchir : on disoit m^ 4es Luthériens, qu'il s'étoit enfin relâché de cette ligueur avec laquelle il avoit jusqu'alors soutenu doctrine de la présence réelle, et qu'il commence tendre avec les Sacramentaires. Il fut piqué de ces il souffroit avec impatience les moindres choses qui •son autorité (Peuc. ihid,). Peucer, gendre de Melan nous avons pris ce récit, remarque qu'il dissimul temps : car son grand cœur, dit-il, ne se laissoit pas émouvoir. Nous allons voir néanmoins comment or prendre feu. lin médecin nommé Vildus, célèbr profession, et d'un grand crédit parmi la noblesse où ces bruits se répandoient le plus contre Luth voir à Vitemberg, et fut bien reçu dans sa maison poursuit Peucer, que dans un. festin où étoit aussi : ne médecin échauffé du vin (car on buvoit comme a table des Réformateurs, et ce n'étoit pas de p£ qu'ils avoient entrepris de corriger), « ce médecin, » mit à parler avec peu de précaution sur l'élé^ » depuis peu ; et il dit tout franchement à Luth » commune opinion étoit qu'il n'avoit fait ce chang » pour plaire aux Suisses, et qu'il étoit enfin entré » sentiments. » Ce grand cœur ne fut pas à répr< discours fait dans le vin : son émotion fut visible ; ton prévit ce qui arriva.

15. L'ancienne jalousie de Luther contre Zuingle et ses d réveille.

(4545.) Luther fut animé par ce moyen contre 1 et sa colère devint implacable à l'occasion de dew. ceux de Zurich firent imprimer dans la même a fut une version de la Bible faite par Léon de Juda Juif qui embrassa le parti des Zuingliens: l'autre i vres de Ziiingle soigneusement ramassées avec é]og€s de ce auteur. Quoiqu'il n'y eût rien dans

ttotre la personne de Luther, aussitôt afirès leur publication il s'emporta à des excès inouïs, et ses transports n'avoicnl /BDiafs paru si violents. Les Zuinglicns publièrent, et les Lu- (bériensFont presque avoué, que Luther ne put souiïrir qu'un antre que lui se mèlat de tourner la Bible {Hosp. part. 2. 183. Caliœ, judicium, n. 72. 121. 122.). Il en avoit fait une version très-élégante en sa langue ; et il crut qu'il y alloit de .son honneur que la Réforme n en eût point d'autre, du moins oiV Tallemand étoit entendu. Les œuvres de Zuinglc réveillèrent sa jalousie (Hosp. part. 2. f. 18.^).) ; et il crut qu'on lui vouloil toujours opposer cet homme pour lui disputer la gloire dr* premier des Réformateurs. Quoi qu'il en soit, Melancton et les Luthériens demeurent d'accord, qu\iprès cinc[ ou six ans de trêve, Luther recommença le premier la guerre avec phi« le fureur que jamais. Quelque pouvoir que le landgrave enl mr l'esprit de Luther, il n'en pouvoit pas retenir longtem|»s les emportements. Les Suisses produisent des lettres de la )ropre main de Luther, où il défend au libraire qui lui avoit ait présent de la version de Léon, de lui rien envoyer jamais le la part de ceux de Zurich ; a que c'étoicnt des hommes dam-

• nés, qui entraînoient les autres en enfer ; que les Églises ni\

• pouvoient plus communiquer avec eux, ni consentir à leurs » blasphèmes, et qu'il avoit résolu de les combattre par ses » écrits et par ses prières jusqu'au dernier soupir » (lOid, /". 185.).

14. Luther ne veut plus qu'on prie pour les Sacramentaircs, et les croit clamnés sans ressource.

(1344.) Il tint parole. L'année suivante il publia une explication sur la Genèse, où il mit Zuingle et (jEcolampade avec Arius, avec Muncer et les Anabaptistes, avec les Idolâtres qui se faisoient une idole de leurs pensées, et les adoroient au mépris de la parole de Dieu, Mais ce qu'il publia ensuite fut bien plus terrible : ce fat sa petite Confession de foi, où il les traita d* insensés^ de blasphémateurs, de gens de néant, de dam- ^pour qui il n étoit plus permis de prier (lïosp. part. 2. p. 186. 187. Calix. Jud. n. 75. p. 125etseq. Luth. parv. Conf.): car il poussa la chose jusque-là, et protesta qu'il ne vouloit

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plus avoir avec eux aucun commerce, ni par lettres, ni })ar paroles^ ni par œuvres, slls ne confessoient a que le pain de » rEucharistie étoit le vrai corps naturel de notre Seigneur, v> que les impies, et même le traître Judas, ne recevoient pas » moins par la bouche, que saint Pierre et les autres vrais » fidèles. »

i5. A.Qathèmei de Luther.

Par là il crut mettre fin aux scandaleuses interprétation? des Sacramentaires, qui tournoient tout à leur sens, et il déclara qu'il tenoit pour fanatiques ceux qui refusëroient à souscrire à cette dernière confession de foi (Conc. p, 75i Luther. T. ii. f, 325.). Au reste, il le prenoit d'un ton si haut, et menaçoit tellement le monde de ses anathèmes, que les Zuingliens ne Tappeloient plus que le nouveau Pape, et \^ nouvel Antéchrist (Hosp. 193.).

4C. Lei ZuIngUens reprennent Lnther d^nvoir toujours le diable à U bouche et le traitent d'insensé.

Ainsi la défense ne fut pas moins violente que Tattaque. Ceux de Zurich, scandalisés de cette expression étrange, \^ pain est le vrai corps naturel de Jésus-Christ, le furent encore davantage des injures atroces de Luther : de sorte qu'ils firent un livre qui avoit pour titre : Contre les vaines et scandaleusf^ calomnies de Luther, où ils soùtenoient « qu'il falloit être » aussi insensé que lui pour endurer ses emportements ; qu'il » déshonoroit sa vieillesse, et se rendoit méprisable par ses » violences ; et qu'il devroit être honteux de remplir ses livre? » de tant d'injures et de tant de diables. »

Il est vrai que Luther avoit pris soin de mettre le diable dedans et dehors, dessus et dessons, à droite et à gauche, devant et derrière les Zuingliens, en inventant de nouvelK'^ phrases pour les pénétrer de démons, et répétant ce mot odieux jusqu'à faire horreur.

47. Scandaleuse prière de Luther, oui dit qu'il n'a jamais offensé l*^

diable.

C'étoitsa coutume. En 1542, comme le Turc menaçoit plu* que jamais l'Allemagne, il avoit publié une prière contre lui.

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oAiIfflJlale Diiblo d^uno étrange sorte: « Vous sarez, di- > soJMI {Sleid, l. xiv.), 6 Seigneur, que le Diable, le Pape et »le Turc n'ont ni droit ni raison de nous tourmenter: car » nous ne les avons jamais offensés ; mais, parce que nous » confessons que vous, ô Père, et votre Fils Jésus-Clirist, et » le Saint-Esprit, êtes un seul Dieu éternel, rVst là notre, «péché, c'est tout notre crime, c'est pour cela qu'ils nous » haïssent et nous persécutent; et nous n'aurions plus rien à > craindre d'eux, si nous renoncions à cette foi. » Quel aveuglement de mettre ensemble le Diable, le Pape et le Turc, romme les trois ennemis de la foi de la Trinit/> ! Quelle raloinnie d'assurer que le Pape les pcrsérute pour cette foi! Kt quelle folie de s'excuser envers l'ennemi du frenre humain, comme un homme qui ne lui a jamais donné aucun méconlenlement !

1|. KuuTellc Confession de foi de Buccr. Il confirme que leg indif;ni*5i recoÏTciit réeileineiil lo corps de noire Sei{;nciir. Invenlion dis la foi •otide.

Un peu après que Luther se fut échauffé de nouveau, de la manière que nous avohs vue, contre les Sacranientaires, lancer dressa une nouvelle Confession de foi. Ces MessicMirs ne s'en lassoient pas : il sembla qu'il la voulut opposera la petite Confession que Luther venoit de publier. Celle de Ihicer routoit à peu près sur les expressions de l'accord de Vitember^ dont il avoit été le médiateur {Ci-dessus, Ub. iv. n. 23.): mais iln'auroit pas fait une nouvelle Confession de foi, s'il n'avoit voulu changer quelque chose. C'est qu il ne vouloit plus dire aussi nettement et aussi généralement qu'il avoit fait, ((u'on pouvoit prendre sans foi le corps du Sauveur, et le pn;ndr(i Ws-réellement en vertu de l'institution de notre Seigneur, Itje nos mauvaises dispositions ne pouvoient priver de son efiicace. Bucer corrige ici cette doctrine, et il semble mettre pour condition de la présence de Jésus-Clirist dans la (iène, non-seulement qu'on la célèbre selon l'instilulion de Jésus- Christ, mais encore qu*on ait une foi solide aux paroles par ^quelles il se donne lui-même (Conf. Bue. ibid. art. 22.). (]o iocleur, qui n'osoit donner une foi vive à ceux (jui coniniuliioient indignement, inventa en leur faveur cette foi solide^

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que je laisse à examiner aui Protestants; et par une tell^/ il vouloitque les indignes reçussent e^ le sacrement, et le Seigneur même (Ibid. art. 23.).

19. Embrouillements du même auteur sur la communion des impies.

Il paroît embarrasse sur ce qu'il doit dire de la communion des impies. Car Luther, qu'il ne vouloit pas contredira ouvertement, avoit décidé dans sa petite Confession, qu*iU recevaient Jésus-Christ aussi 'véritablement que les saints, Mai< Bucer, qui ne craignoit rien tant que de parler nettement^ dit que ceux d'entre les impies, qui ont la foi pour un tempàt reçoivent Jésus-Christ dans une énigme, comme ils reçoivem t Évangile, Quels prodiges d'expressions! Et pour ceux qui n'ont aucune foi, il semble qu'il devoit dire, qu'ils ne reçoivent point du tout Jésus-Christ. Mais cela seroit trop clair: il se contente de dire, quils ne voient et ne touchent dans le sth crement que ce qui est sensible. Et que veut-il donc qu'on jj voie et qu'on y touche, si ce n'est ce qui est capable de frap-j per les sens? Le reste, c'est-à-dire le corps du Sauveur penlj être cru; mais personne ne se vante ni de le voir ni de le toucher en lui-même ; et les fidèles n'ont de ce côté-là aucon avantage sur les impies. Ainsi à son ordinaire Bucer ne fait que brouiller ; et par ses subtilités il prépare la voie, comiM nous verrons, à celles de Calvin et des Calvinistes.

20. Melancton travaiUe à rendre la pn''sence réelle momentanée, etU

met seulement dans rusn;];e.

Melancton durant ces temps prenoit un soin particulier de diminuer, pour ainsi parler, la présence réelle, en tâchant de la réduire au temps précis de l'usage. C'est ici un dogme principal du luthéranisme; et il importe de bien entendre comment il s'est établi dans la secte.

21. Le vrai fondement de ce doa;me est Taversion pour la messe. H^

choses que les Protestants n'y peuvent souffrir.

L'aversion de la nouvelle Réforme éloit la messe, quoique la messe au fond ne fût autre chose que les prières publique de VÉglïsc consacrées par la célébration de l'Eucharistie, où

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• ni qu'il se prît corporellemcnt et charnellement par la

> bouche corporelle; que Tubiquité leur faisoit horreur; qu'il » y avoit sujet de s'étonner de ce qu'on s'altaclioit si fort k «dire que le corps fût présent dans le i)ain, iiuisqu'il valoit » bien mieux considérer ce qui se fait dans riioninie, pour

• lequel, et non pour le pain, Jésus-dlirist se roiidoit pré- »8ent» (Vit. etLips. Theol. Orthod. Conf. HciltlcW, an. ï'.u'.'k Bosp. an. 15GK 291.). Ils s'expli(pioi(Mi( ensuKc sur Tadorafion, et soutenoient qu'on ne la pouvait nier en adiii(;lt:int la présence réelle dans le pain, quand même on auroit explicjué pie le corps n'y est présent que dans l'usajjçe; a (pie les » moines auroient toujours la même raison de [)rier le Père

> éternel de les exaucer par son Fils, qu'ils lui rendoient ) présent dans cette action ; que la Cène étant établie i)our »<*. ï souvenir de Jésus-Christ, comme on ne pouvoit le prendre, a ni s'en souvenir sans y croire et sans l'invoquer, il n'y avoit pas moyen d'empêcher qu'on ne s'adressât à lui dans la i Cène comme étant présent, et comme se mettant lui-memr » entre les mains du sacrificateur, aj)iTs les paroles de la » consécration. » Par la même raison ils soutenoient qu'en admettant celte présence réelle du corps dans le pain, on ikî pouvoit rejeter le sacrifice; et ils le prouvoient par cet exemple: « C'étoit, disoient-ils, une coutume ancienne de tous » les suppliants, de prendre entre leurs mains les enfants de » ceux dont ils imploroient le secoui's, et de les présenter à

> leurs pères, comme pour les fléchir par leur entremise. » Os disoient de la même sorte, qu a\ant Jésus-Christ présent dins le pain et dans le vin de la Cène, rien ne nous pouvoii. empêcher de le présenter à son Père pour nous le rendre, propice; et enfin ils concluoient « (ju'il seroit plus aisé aux » moines d'établir leur transsubstantiation, qu'il ne seroit aisé » de la combattre à ceux qui en la rejetant de parole, ne lais- » soient pas d'assurer que le pain étoit le corps essentiel » (c'est-à-dire le propre corps) de Jésus-Christ. »

% Doctrine de Luther changée incontinent nprès sa mort par les thi>o- Ingicns de Vitemberg.

Cest Luther qui avoit dit à Smalcalde, et qui avoit fait

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souscrire à tout le parti, que le pain étoit le vrai corps de notre Seigneur, t^galement reçu par les saints et par les impies : c'est lui-même qui avoit dit dans sa dernière Confession de foi approuvée dans tout le parti, que le pain de V Eucharistie est le vrai corps naturel de notre Seigneur (Art. n. Concord. p. 550. sup. liv. iv. n. 55. Parv. Confess. supra, i n. 14.). Melancton et toute la Saxe avoient reçu cette doctrine avec tous les autres; car il falloit bien obéir à Luther: mail ils en revinrent après sa mort, et reconnurent avec nous que ces mots, le pain est le vrai corps, emporte nécessairement le changement du pain au corps ; puisque le pain ne pouvant i être le corps en nature, il ne le peut devenir que par changement: ainsi ils rejetèrent ouvertement la doctrine de "leur maître. Mais ils passent encore plus avant dans la déclaration qu'on vient de voir, et ils confessent qu'en admettant, comme on avoit fait jusqu'alors parmi les Luthériens, la présence réelle dans le pain, on ne peut plus empêcher ni le sacrifice que les Catholiques offrent à Dieu, ni Fadoration qu'ils rendent à Jésus-Christ dans l'Eucharistie.

57. Qu'on ne peut répondre aux raisonnements de ces théologiens.

Leurs preuves sont convaincantes. Si Jésus-Christ est cni dans le pain, si la foi s'attache à lui dans cet étal, cette foi peut-elle être sans adoration? Mais cette foi elle-même n'emporte-t-elle pas nécessairement une adoration souveraine, puisqu'elle entraîne l'invocation de Jésus-Christ comme Fils de Dieu, et comme présent? La preuve du sacrifice n'est pas moins concluante : car, comme disent ces théologiens, si par les paroles sacramentales on rend Jésus-Christ présent dans le pain, cette présence de Jésus-Christ n'est-elle pas par elle-même agréable au Père ; et peut-on sanctifier ses prières par une offrande plus sainte, que par celle de Jésus-Christ présent? Que disent les Catholiques davantage, et qu'est-ce que leur sacrifice, sinon Jésus-Christ présent dans le sacrement de l'Eucharistie, et représentant lui-même à son Père la victime par laquelle il a été apaisé? Il n'y a donc point de moyen d'éviter le sacrifice, non plus que l'adoration et la transsubstantiation, sans DÎer cette présence réelle de Jésus-Christ dans le pain.

clair que la messe subsistoit en son entier: car dès là qu*un reteDoit ce sens littéral, les Catholiques concluoient que nonsalement TEucharistie étoit le vrai corps, puis(iuc Jésusiihrist a¥oit dit: Ceci est mon corps; mais encore que c*étoit e corps dès que Jésus-Christ Tavoit dit, par conséquent vant la manducation et dès la consécration, puisqu'enfin ou 'y disoit pas. Ceci sera, mais Ceci est : doctrine où nous alms voir toute la messe renfermée.

K Li présence réelle, permanente et hors de Tusaj^e retenue par Luther après même quMl eut supprimé Télévation.

Cette conséquence que tiroient les Ciitholiques de la préince réelle à la présence permanente et hors de Tusage, étoit claire, que Luther Favoit reconnue: c'étoit sur ce fondeent qu'il avoit toujours retenu Télévation de l'hostie jusl'en 1543; et après môme qu'il Peut abolie, il écrit encore ins sa petite Confession, en 1544, « qu'on la pouvoit conserver avec piété comme un témoi^'nage de la présence réelle et corporelle dans le pain ; puisque par cette action le prêtre disoit: Voyez, chrétiens, ceci est le corps de Jésus-Christ qui a été livré pour vous » (Luth, parv. Conf, 344. Hosp. 15.). D'où il paroît que pour avoir changé la céimonie de l'élévation, il n'en changea pas pour cela le fond Bson sentiment sur la présence réelle, et qu'il continuoit à . reconnoître incontinent après la consécration.

J. Melancton ne trouve point d'autre moyen pour détruire la messe qu'en niant la présence permanente.

Avec cette foi il est impossible de nier le sacrifice de l'autel: irque veut-on que fasse Jésus-(^lirist avant que l'on mang« m corps et son sang, si ce n'est de se rendre présent pour 0U8 devant son Père? C'éloit donc pour empêcher une conïqnence si naturelle, que Melancton cherchoit des moyens e réduire cette présence à la seule manducation ; et ce fut rincipalement à la conférence de Ratisbonne qu'il étala celte Utie de sa doctrine. Charles V avoit ordonné cette confémceen 1541, entre les Catholiques et les Protestants, pour Fiscraui moyens de concilier les deux rcU^lout. C^ ^\xV.Vv\.

que Melancton, en reconnoissant à son ordinaire afec /e^ Catholiques la présence réelle et substantielle, s'applitpis beaucoup à faire voir que TEucharistie, comme les autres sacrements, n'étoit sacrement que dans V usage légitime (Hosp. 454. 179. 180.), c'est-à-dire, comme il Tentendoit, dans la réception actuelle.

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