Henri corrompt quelques docteurs cathollquits
A l'égard des Catholiques , M. Burnet nous raconte que
Bcnri VIII corrompit deux ou trois cardinaux. Sans m'infor-
mer de ces faits , je remarquerai seulement qu'une cause est
bien mauvaise , lorsqu'elle a besoin d'être soutenue par des
moyens si infâmes. Et pour les docteurs dont M. Rurnet nous
vante les souscriptions, quelle merveille dans un siècle si
corrompu, qu'un si grand roi en ait pu trouver qui n'aient
pas été à l'épreuve de ses sollicitations et de ses présents !
Notre historien ne veut pas qu'il soit permis de révoquer en
doute le témoignage de Fra-Paolo , ni celui de M. de Thou
(r. I. Prœf,). Qu'il écoute donc ces deux historiens. L'un dit
que Henri a ayant consulté en Italie, en Allemagne et en
> France , il trouva une partie des théologiens favorable , et
» l'autre contraire. Que la plupart de ceux de Paris furent
» pour lui, et que plusieurs crurent qu'ils Tavoient fait, plu-
^ tôt persuadés par l'argent du Roi , que par ses raisons »
(ffwf. del. Conc. Trid, lib. i. ann. 1354.). L'autre dit aussi
» que Henri rechercha l'avis des Théologiens, et en particulier
» de ceux de Paris ; et que le bruit étoit que ceux-ci gagnés par
» argent avoient souscrit au divorce» (Th. Hist, lib, i. an,
Cn. Touchant la consultation prétendue de la Faculté de théologie (le Paris.
Je ne veux pas décider si la conclusion de la Faculté de