‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 73 sur 177 · Desseins des Luthériens en établissant Tubiquité · texte numérisé non relu

Desseins des Luthériens en établissant Tubiquité

Pour ne rien dissimuler de ce qu'il y a d'important dans 11 doctrine des Luthériens au livre de la Concorde, je me croi obligé de dire qu'ils ne mettent pas l'ubiquité comme le fou dément de la présence de Jésus-Christ dans la Cène : il ei certain au contraire qu'ils ne font dépendre cette préseno ([ucdcs paroles de l'institution ; mais ils mcttentcettc ubiquit comme un moyen de fermer la bouche aux Sacramentaires qui avoient osé assurer qu'il n'étoit pas possible à Dieu d« mettre le corps de Jésus-Christ en plus d'un lieu à la fois; a (jui leur paroissoit contraire noii-seuliement à l'article de fa toute-puissance de Dieu, mais encore à la majesté de la per* sonne de Jésus-Christ.

48. Deux mémorables décisions des Luthériens sur la coopération du | libre arbitre. '

Il faut maintenant considérer ce que disent les Luthérieu sur la coopération de la volonté avec la grâce, question si considérable dans nos controverses, qu'on ne lui peut refuseï son attention.

Sur cela les Luthériens disent deux choses, qui nous donneront beaucoup de lumière pour finir nos contestations. Je les vais proposer avec autant d'ordre et de netteté qu'il mf sera possible; et je n'oublierai rien pour soulager l'esprit di lecteur, qui se pourroit trouver confondu dans la subtilité àe ces questions.

DES VARIATIONS, LIV. YlII. 375

le «les Luthériens, que nous soniuies sans action dans la conversion.

icre chose que font les Luthériens pour expliquer ion de la volonté avec la grâce, est de distinguer de la conversion d'avec ses suites ; et après avoir ue la coopération de Thomme n'a point lieu dans on diL pécheur, ils ajoutent que cette coopération lent être reconnue dans les bonnes œuvres que is dans la suite {Conc. p. 582. 673. 680. 681.

|uMl est assez difficile de bien comprendre ce qu'ils •e : car la coopération qu'ils excluent du moment version est expliquée en certains . endroits d'une ui semble n'exclure que la coopération qui se fait opres forces naturelles et de nous-mêmes, ainsi que t Paul (P. 656. 662. 668. 674. 678. 687. et seq.), \l, nous sommes d'accord : mais en même temps oyons pas quel besoin on avoit de distinguer entre t de la conversion et toute sa suite ; puisque dans lile, non plus que dans le moment de la convermme n'opère ni ne coopère que par la grâce de

a donc rien de plus ridicule que de dire avec les is, qu'au moment de la conversion l'homme n'agit ntage qu'une pierre ou de la boue (Conc. p. 662.) ; i moment de sa conversion, on ne peut nier qu'il ne ;e à se repentir, à croire, à espérer, à aimer par une ritable; ce qu'un tronc et une pierre ne peuvent

ist clair que l'homme qui se repent, qui croit et qui faitement, se repent, croit et aime avec plus de lis non pas au fond d'une autre manière que lorsmence à se repentir, à croire et à aimer : de sorte n et l'autre état, si le Saint-Esprit opère, l'homme ivec lui, et se soumet à la grâce par un acle de sa

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