PaMsafj^e dont Calvin appuie ce nouveau dogme
Le fondement de cette doctrine éloit , selon lui dans cette promesse faite à Abraham : Je serai ton Dieu et de ta postérité après toi (Gen. xvii. 7.). Calvin soulenoit que la nouvelle alliance non moins efficace que Tancienne , devoit par cette raison passer comme elle de père en fils , et se transmettre par la même voie : d'où il concluoit que la substance du Bap-
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téme, c'est-à-dire, la grâce et Talliance, appartenant aux petits enfants, on ne leur en peut refuser le signe (Instit. iy. XV. D. 2â. XYi. 3. etc. 9. etc.), c'est-à-dire, le sacrement de Baptême : doctrine , selon lui , si assurée, qu'il l'inséra dans le Catéchisme ,. dans les mêmes termes que nous venons de rapporter (Dm. 50.), et en termes aussi forts dans la forme d'administrer le Baptême.
i"2. Pourquoi Calvin est rep;ardé comme Tauteur des trois dogmes précédents.
Quand je regarde Calvin comme l'auteur de ces trois dogmes, je ne veux pas dire qu'il soit absolument le premier qui les ait enseignés ; car les Anabaptistes et d'autres encore les avoient déjà soutenus, ou en tout, ou en partie : mais je veux dire qu'il leur a donné un nouveau tour, et a fait voir mieux que personne le rapport qu'ils ont avec la justice imputée.
i3. Calvin, posés ces principes , raisonnoit mieux que Luther, mais s'égaroit davantage.
Je crois pour moi qu'en ces trois articles Calvin raisonnoit plus conséquemment que Luther : mais il s'engageoit aussi à de plus grands inconvénients, comme il arrive nécessairement à ceux qui raisonnent sur de faux principes.
^^, Inconvénients de la certitude du salut.
Si c'étoit un inconvénient dans la doctrine de Luther, qu'on fût assuré de sa justification , c'en étoit un bien plus grand , et qui exposoit la foiblesse humaine à une tentation bien plus dangereuse, qu'on fût assuré de son salut.