Triomphe de la vérité
Nous pouvons remarquer ici le triomphe tout manifesta la vérité catholique ; puisque le sens littéral des paroles n Jésus-Christ que nous défendons, après avoir forcé Lutin ^ le soutenir malgré qu'il en eût, ainsi que nous Pavons n $ encore forcé Calvin, qui le nie, à confesser tant de dMM ^ par lesquelles il est établi d'une manière invincible. ^
74. Passafipe de Calvin pour une présence réelle indépendante de k,
Avant que de sortir de cette matière, il faut encore oti " ver un endroit de Calvin qui nous donnera beaucoup à ner * et je ne sais si nous en pourrons pénétrer le fond, s'agit des Luthériens, qui sans détruire le pain, enferm corps dedans, a Si, dit-il (Inst, iv. 17. n, 16.), ce qu'ils )) tendent étoit seulement que, pendant qu'on présente » pain dans le mystère, on présente en même temps le » à cause que la vérité est inséparable dé son signe, je ne » opposerai pas beaucoup.
C'est donc ici quelque chose qu'il n'approuve ni n'improi pas tout à fait. C'est une opinion mitoyenne entre la siei et celle du commun des Luthériens : opinion où Ton met corps inséparable du signe, par conséquent indépendami de la foi, puisqu'il est constant que le signe peut être sans elle : et cela, qu'est-ce autre chose que Topinion qi nous avons attribuée à Bucer et à Melancton, où l'on adnM une présence réelle, môme dans la communion des indigne et sans le secours de la foi; où l'on veut que cette présenc accompagne le signe quant au temps, mais ne soit point en fermée dedans quant au lieu ? Voilà ce que Calvin n'improm pas beaucoup ; de sorte qu'il n'improuve pas beaucoup ur vraie présence réelle inséparable du sacrement, et indépeo dan te de la foi.
DES V'ABIATIOlfSy LIV. IX. 419
7S. Les o^rémoniet rejetées par Calrin.
tâché (le faire connoître la doctrine de ce seoond pae de la nouvelle Réforme ; et je pense avoir découvert lui a donné tant d'autorité dans ce parti. 11 a paru le nouvelles vues sur la justice imputative qui faisoit le [lent de la Réforme, et sur ia matière de TEucharistie divisoit depuit si longtemps : mais il y eut un troipoint qui lui donna grand crédit parmi ceu| qui se pit d'avoir de l'esprit. C'est la hardiesse qu'il eut de ' les cérémonies beaucoup plus que n'avoient fait les iens ; car ils s'étoient fait une loi de retenir celles qui int pas manifestement contraires à leurs nouveaux dog- Mais Calvin fut inexorable sur ce point. Il condamnoit ;ton, qui trouvoit à son avis les cérémonies trop indif- 3S (Ep. ad MeL p. 120. etc.); et si le culte qu'il introparut trop nu à quelques-uns, cela même fut un nouharme pour les beaux esprits, qui crurent par ce moyen )T au-dessus des sens, et se distinguer du vulgaire. Et que les apôtres avoient écrit peu de choses touchant rémonies qu'ils se contentoient d'établir par la praou que même ils laissoient souvent à la disposition de e Église, les Calvinistes se vantoient d'être ceux des nés qui s'attachoient le plus purement à la lettre de ure ; ce qui fut cause qu'on leur donna le titre de Purim Angleterre et en Ecosse.
KieUe opinion on entend des GalTinistes parmi les Protestants.
ces moyens Calvin raffina au-dessus des premiers aude la nouvelle Réforme. Le parti qui porta son nom fut irdinairement haï par tous les autre^ Protestants, qui le lèrent comme le plus fier, le plus inquiet et le plus sé- X qui eût encore paru. Je n'ai pas besoin de rapporter en a écrit en divers endroits Jacques , roi d'Angleterre Icosse. Il fait néanmoins une exception en faveur des lins des autres pays, assez content pourvu qu'on sût ae connoissoit rien de plus dangereux , ni de plus en-
de la royauté que ceux qu'il avoil trouvés dans ses
royaumes. Calvin fit de grands procès en France; et ce grand royaume se vit à la veille de périr par les entreprises de ses sectateurs ; de sorte qu'il fut en France à peu près ce que Luther fut en Allemagne. Genève, qu'il gouverna, ne tut guère moins cçnsidérée que Yitemberg , où le nouvel Evangile avoit commencé ; et il se rendit chef du second parti de la nouvelle Réforme.