‹ Histoire des variations des églises protestantes (volume 2)Chapitre 99 sur 177 · C. La foi des prétendus martyrs est changée · texte numérisé non relu

C. La foi des prétendus martyrs est changée

C'étoit une étrange variation dans un des principaux fonements de la Réformalion anglicane. Dans la Confession de )i de 155i, sous Edouard, on avoit pris avec tant de force le arti contraire à la présence réelle , qu'on la déclara imposible et contraire à l'ascension de notre Seigneur. Lorsque 9US la reine Marie, Cranmer fut condamné comme hérétique,

reconnut que le sujet principal de sa condamnation fut de e point reconnoître dans V Eucharistie une présence corporelle e son Sauveur. Ridiey, Latimer, et les autres prétendus mar-

4^0 HISTOIBE •

tyrs de la Réformation anglicane, rapportés par M. fiurnet, ont souffert pour la même cause. Calvin en dit autant des martyrs français , dont il oppose l'autorité aux Luthériens (Calv, Dilue, explic. Opusc. p. 861.). Cet article paroissoit encore si important en 1549 , et d^urant le règne d'Edouard,' que lorsqu'on y voulut travailler à faire un système de doctrine qui embrassât, dit M. Burnet (Liv. ii. p. 458.), tous les pointa fondamentaux de la religion , on approfondit surtout l'opinion de la présence de Jésus- Christ dans le sacrement, G'étoit donc alors non-seulement un des points fondamentaux, mais encore parmi les fondamentaux un des premiers. Si c'étoit un point si fondamental, et le principal sujet de ces martyrs tant' vantés, on ne pouvoit l'expliquer en termes trop précis. Après une explication aussi claire que celle qu'on avoit donnée sous Edouard, en revenir comme vouloit Elisabeth, à des expressions générales qui laissoient la chose indécise , et où les partis opposés trouvassent leur compte , en sorte qu'on en pût croire tout ce qu'on voudroit , c'étoit trahir la vérité et lui égaler l'erreur. En un mot ces termes vagues dans une Confession de foi n'étoient qu'une illusion dans la matière du monde la plus sérieuse, et qui demande le plus de sincérité. C'est ce que les Réformés d'Angleterre eussent dû représenter à Elisabeth. Mais la politique l'emporta contre la religion, et l'on n'étoit plus d'humeur à tant rejeter la présence réelle. Ainsi Y article xxix de la Confession d'Edouard , où elle étoit condamnée , fut fort changé (Ibid. 1. m. 601.) : on y ôta tout ce qui montroit la présence réelle impossible , et contraire à la séance de Jésus-Christ dans les cieux. « Toute cette forte » explication , dit M. Burnet, fut effacée dans l'original avec » du vermillon. » L'historien remarque avec soin qu'on peut encore la lire : mais cela même est un témoignage contre la doctrine qu'on efface. On vouloit qu'on la pût lire encore, afin qu'il restât une preuve que c'étoit précisément celle-là qu'on avoit voulu retrancher. On avoit dit à la reine Elisabeth sur les images : « Que la gloire des premiers Réforma- » leurs seroil flétrie , si l'on venoit à rétablir dans les églises » ce que ces zélés martyrs de la pureté évangélique avoient » piis iioiii frahallre w (P. V>'i^^.>. V> vv vV^\V \^^-^ ww. \ssw.vc^drp

DES VAUIATIONSy LIV. X. 447

tat de i^traocher de la confession de foi de ces prétenuartyrs ce qu'ils y avoient mis contre la présence réelle, en ùter la doctrine pour laquelle ils avoient versé leur . Au lieu de leurs termes simples et précis , on se con- L de dire , selon le dessein d'Elisabeth , « en termes gués , que le corps de notre Seigneur Jésus-Christ est inné et reçu d'une manière spirituelle , et que le moyen T lequel nous le recevons est la foi » (Ibid, 601.). La DÎère partie de l'article est très-véritable, en prenant la ière spirituelle pour une manière au-dessus des sens et a nature, comme la prennent les Catholiques et les Luiens ; et la seconde n'est pas moins certaine, en prenant 6ception pour la réception utile, et au sens que saint Jean lit en parlant de Jésus-Christ , que les siens ne le reçurent (Joan. I. 10. il.), encore qu'il fût au monde eu personne milieu d'eux ; c'est-à-dire, qu'ils ne reçurent ni sa doctrine sa grâce. Au surplus, ce qu'on ajoutoit dans la Confession Edouard sur la communion des impies, qui ne reçoivent que symboles, fut pareillement retranché; et on prit soin de f conserver sur la présence réelle que ce qui pouvoit être prouvé par les Catholiques et les Luthériens.

7. Gbaii,<;eiii«nls csseiiliels dans la litur|>;ie d^Édouard.

Par la même raison on changea dans la liturgie d'Edouard iqui condamnoit la présence corporelle. Par exemple; on expliquoit qu'en se mettant à genoux , lorsqu'on recevoit Eucharistie , « on ne prétendoit rendre par là aucune adomtion à une présence corporelle de la chair et du sang ; cette chair et ce sang n'étant point ailleurs que dans le ciel » {Burn, liv. ii. p. 580.). Mais sous Elisabeth on relâcha ces paroles , et on laissa la liberté tout entière d'arer dans l'Eucharistie la chair et le sang de Jésus-Clirist mme présents. Ce que les prétendus martyrs et les auteurs la Réformation anglicane avoient regardé comme une ossière idolâtrie devint sous Elisabeth une action innocente. us 11 seconde liturgie d'Edouard on avoit ôté ces paroles 'on avoit laissées dans la première : Le corps ou le sang de ms-Christ garde ion corps cf. ton âme pour la vie éternelle ;

448 HISTOIEB

mais ces moto, qu*Édouard avoit retnmdiés parce qu'ils sei

bloient trop favoriser la présence corpareUe , furent rélab par Elisabeth (Ibid. Ht. i. p. 259.). La foi alloit an gré i Rois ; et ce que nous venons de voir été dans la liturgie n ia même Reine, y fat depuis remis sons le feu roi Charles]

8. Uliuion de M. Burnet, qui ose dire qu'on n a point changé la do trine établie tous Êdooard.

Malgré tous ces changements dans des choses si essentielk M. Burnet veut que nous croyions qu'il n'y eut point de i riations dans la doctrine de la Réforme en Angleterre. On détruisoit, dit-il {Bum. liv. ni. p. 602), alors, tout de mêl ({u'aujourd'hui , le dogme de la présence corporelle; et s6 le ment on estima qu'il nétoit ni nécessaire ni ctvantageuxi fi' expliquer trop nettement là-dessus; comme si on pouH s'expliquer trop nettement sur la foi. Mais il faut encore ail plus avant. Cest varier manifestement dans la doctrine, do seulement d'en embrasser une contraire , mais encore ( laisser indécis ce qui auparavant étoit décidé. Si les ancier Catholiques, après avoir décidé en termes précis l'égalité d IhIs de Dieu avec son Père , avoient supprimé ce qu'ils e avoient prononcé à Nicée, pour se contenter simplement d l'appeler Dieu en termes vagues, et aux sens que les Arien n'avoient pu nier, en sorte que ce qu'on avoit si expressé ment décidé devînt indécis et indifférent , n'auroient-lls p» manifestement changé la foi de l'Église , et fait un pas ei arrière? Or c'est ce qu'a fait l'Église anglicane sous Élisa-^ beth ; et on ne peut pas en convenir plus clairement g»»' M. Burnet en est convenu dans les paroles que nous avons rapportées , où il paroît en termes formels que ce ne fut ni par hasard ni par oubli qu'on mit les expressions du temps d'Edouard ; mais par un dessein bien médité de m rien dire qui censurât la présence corporelle, et au contraire d^ laisser ce dogme indécis , en sorte que chacun eût la liberté à r embrasser ou de le rejeter : ainsi , ou sincèrement ou par politique , on revint de la foi des Réformateurs , et on laissa pour indifférent le dogme de la présence corporelle , conter ]f^(\\]o] ils avoient combattu jusqu'au sang.

9« L'Angleterre est indifférente sur la présence réelle.

C'est là encore Tétat présent de FÉglise d'Angleterre , si E nous en croyons M. Burnet. C'a été sur ce fondement que f J'évêquc Guillaume Bedel dont il a écrit la vie, crut qu'un I grand nombre de Luthériens qui s'étoient réfugiés à Dublin , pouYoient communier sans crainte avec ■ l'Église anglicane ' (Vie de GuilL Bedel, p. 132. 155.), « qui en effet, dit M. Bur- » net, a eu une telle modération sur ce point, (de la présence » réelle) que n'y ayant aucune définition positive de la ma- » nière dont le corps de Jésus-Christ est présent dans le » sacrement, les personnes de différent sentiment peuvent w pratiquer-le même culte sans être obligées de se déclarer, )> et sans qu'on puisse présumer qu'elles contredisent leur » foi. » C'est ainsi que l'Église d'Angleterre a réformé ses Réformateurs et corrigé ses maîtres.

10. On ne se sert point du mot de substance, ni dus miracles que Calvin ^ admet dans rËucharislie.

^ Au reste, ni cous Edouard, ni sous Elisabeth, la Réformation - anglicane n'employa jamais dans l'explication de l'Eucharistie ^ ni la substance du corps, ni ces opérations incompréhensi- |, blés tant exaltées par Calvin ; ce^ expressions favorisoient I trop une présence réelle , et c'est pourquoi on ne s'en servit ni sous Edouard, oii on la vouloit exclure , ni sous Elisabeth 01^ on vouloit laisser la chose indécise ; et l'Angleterre sentit bien 'que ces mots de Calvin, peu convenables à la doctrine ï du sens figuré, n'y pouvoient être introduits qu'en forçant trop visiblement leur sens naturel.

M. La suprématie de la Reine rinns les matières spirituelles est rétablie malgré ses scrupules.

(1559.) Il reste que nous expliquions l'article de la suprématie. Il est vrai qu'Elisabeth y répugnoit; et ce titre de chef de l'Église, trop grand à son avis, même dans les rois, lui parut encore plus insupportable , pour ne pas dire plus ridicule, dans une reine (Burn. liv. m. p. 558. 571.). Un célèbre prédicateur protestant lui avoit, dit M. Burnet, «w^fffêré cette délicatesse; c'est-à-dire, qu'il y avoit encore quelque

reste de pudeur dans TEglise anglicane, et que ce n'étoit pas sans quelques remords qu'elle abandonnoit son autorité à la puissance séculière : mais la politique l'emporta encore en ce point*. Avec toute la secrète honte que la Reine avoit pour sa qualité de chef de l'Eglise, elle l'accepta, et l'exerça sous un autre nom. Par une loi publiée en 1559, « on attacha de » nouveau la primauté ecclésiastique à la couronne. On dé » clara que le droit de faire les visites ecclésiastiques , et de )) corriger ou de réformer les abus de l'Eglise , étoit annexé )) pour toujours à la royauté ; et qu'on ne pourroit exercer ^ » aucune charge publique, soit civile, ou militaire, ou ecclé- » siastique , sans jurer de reconnoître la Reine pour souve- » raine gouvernante dans tout son royaume , en toutes sortes » de causes séculières et ecclésiastiques » {Liv. m. p. 570. et seq.). Voilà donc à quoi aboutit le scrupule de la Reine; et tout ce qu'elle adoucit dans les lois de Henri YIII sur la primauté des rois , fut qu'au lieu que sous ce roi on perdoit la vie en la niant , sous Elisabeth on ne perdoit que ses biem (Burn. liv. m. p. 571.).

i2. Fermeté des évêques catholiques.

(1562.) Les évêques catholiques se souvinrent à cette fois de ce qu'ils étoient ; et attachés invinciblement à l'Eglise catholique et au saint-siége , ils furent déposés pour avoir constamment refusé de souscrire à la primauté de la Reine (Ibid. 572. 586. etc.), aussi bien qu'aux autres articles de la Réforme. Mais Parker, archevêque protestant de Cantorbéri fut le plus zélé à subir le joug (Ibid. p. 571. et seq.). C'étoil à lui qu'on adressoit les plaintes contre le scrupule qu'avoit la Reine sur sa qualité de chef; on lui rendoit compte de ce qu'on faisoit pour engager les Catholiques à la reconnoître; et enfin la Réformation anglicane ne pouvoit plus compatir avec la liberté et l'autorité que Jésus-Christ avoit donnée à son Église. Ce qui avoit été résolu dans le Parlement en 1559 en faveur de la primauté de la Reine, fut reçu dans le synode (le Londres en 1562 , du commun consentement de tout le dcrgéy tant du premier c\ue àw ^^ç,qw^ Q^d^<i.

}■ dit que « la doctrine de la prédestination est pleine de con-

^i » solation pour les vrais fidèles, en conGrmant la foi que

'«' » nous avons d'obtenir le salut par Jésus-Christ, » on ajoute,

ij « qu'elle précipite les hommes charnels ou dans le désespoir,

» ou dans une pernicieuse sécurité malgré leur mauvaise

» vie. » Et on conclut, ce qu'il faut embrasser les promesses

» divines comme elles nous sont proposées en termes géné-

» RAUX dans l'Écriture, et suivre dans nos actions la volonté

» de Dieu, comme elle est expressément révélée dans sa pa-

» rôle ; » ce qui semble exclure cette certitude spéciale où on

oblige chaque fidèle en particulier à croire, comme de foi,

qu'il est du nombre des élus et compris dans ce décret-absolu

' pat* lequel Dieu veut les sauver : doctrine qui en effet ne plaît

l guère aux Protestants d'Angleterre; quoique non-seulement

I ils la souffrent dans les Calvinistes, mais encore que les dé-

4 pûtes de cette Église l'aient autorisée, comme nous verrons * (Lit;. XIV.), dans le synode de Dordrect.

^ 24. Commencement des troubles de France par la faveur d*ÉIisabeth. T Changement de la doctrine des Calvinistes.

5 La reine Elisabeth favorisoit secrètement la disposition f que ceux de France avoient à la révolte (Burn, Uv. m.

p. 557. 617.) : ils se déclarèrent à peu près dans le même temps que la Réformation anglicane prit sa forme sous cette Reine. Après environ trente ans, nos Réformés se lassèrent de tirer leur gloire de leur souffrance : leur patience n'alla pas plus loin. Ils cessèrent aussi d'exagérer à nos rois leur soumission. Cette soumission ne dura qu'autant que les rois furent en état de les contenir. Sous les forts règnes de Fran- • çois I" et de Henri II ils furent à la vérité fort soumis, et ne firent aucun semblant de vouloir prendre les armes. Le règne aussi foibleque court de François II leur donna de l'audace : ce feu longtemps caché éclata enfin dans la conjuration d'Amboise. Cependant il restoit encore assez de force dans le gouvernement pour éteindre la flamme naissante : mais durant la minorité de Charles IX, et sous la régence d'une Reine dont toute la politique n'alloit qu'à se maintenir par de dangereux ménagements, la révolte parut tout entière, et

458 HISTOIRB

Tembrasement fut unirerse) par toute la France. Le détail des intrigues et des guerres ne me regarde pas, et je n*aurois même point parlé de ces mouyements, si, contre toutes les déclarations et protestations précédentes, ils'.n^avoienl produit dans la «Réforme cette nouvelle doctrine, qu'il est permis de prendre les armes contre son Prince et sa patrie pour la cause de la religion.

25. Les Calvinistes prirent les armes par maiime de religion.

On avoit bien prévu que les nouyeaux Réformés ne tarderoient pas à en venir à de semblables attentats. Pour ne point rappeler ici les guerres des Albigeois, les séditions des Yicleflstes en Angleterre, et les fureurs des Taborites en Rohême, on n'avoit que trop vu à quoi avolent abouti toutes les belles protestations des Luthériens en Allemagne. Les ligues et les guerres au commencement détestées, aussitôt que les Protestants se sentirent, devinrent permises ; et Luther ajouta cet article à son évangije. Les ministres des Vaudois avoient encore tout nouvellement enseigné cette doctrine ; et la guerre fut entreprise dans les Vallées contre les ducs de Savoie qui en étoient les souverains (Thtmn, lib. xxvii. 1560. i. ii. p 17. LaPoplin. liv. vu. p. 246. 255.). Les nouveaux Réformés de France ne tardèrent pas à suivre ces exemples, et on ne peut pas douter qu'ils n'y aient été engagés pas leurs docteurs.

2(1. Bèze nvoue que la conjuration d'Araboise fut entreprisi? par maxime de conscience.

(1560.) Pour la conjuration d'Amboise, tous les historiens le témoignent, et Bèze même en est d'accord dans son Histoire ecclésiastique. Ce fut sur l'avis des docteurs, que le Prince de Condé se crut innocent, ou fit semblant de le croire, quoiqu'un si grand attentat eût été entrepris sous ses ordres. On résolut dans le parti de lui fournir hommes et argent, afin que la force lui demeurât : de sorte qu'il ne s'agissoit de rien moins, après l'enlèvement violent des deux Guises dans le propre château d'Amboise où le Roi étoit, que d'aïlumer dès lors dans tout le royaume le feu de la guerre civile

DKS YARlATIOliiS» LIV. X. 459

(Thuan. 1560. t. i. L xxiv. p. 752. La Pophn. L vi. JBéze, /Tû^ £cckf. /. III. p. 250. c. 254. 270.). Tout le gros delà Réforme entra dans ce dessein, et la province de Xaintonge est louée par Bèze en cette occasion, d'avoir fait son devoir comme les autres (Ibid. 315.). Le même Bèze témoigne un regret extrême de ce qu'une si juste entreprise a manqué, et en attribue le mauvais succès à la déloyauté de quelques-uns.

^' Qaatre démonstrations qui font voir que le tumulte d'Amboise fut l'ouvra<;e des Protestants, et quMl eut la religion pour motif. Première démonstration.

U est vrai qu'on voulut donner à cette entreprise, comme on a fait à toutes les autres de cette nature, un prétexte de bien public, pour y attirer quelques Catholiques, et sauver à la Réforme Finfamie d'un tel attentat. Mais quatre raisons <iémontrent que c'étoit au fond une affaire de religion, et une entreprise menée par les Réformés. La première, est qu'elle fat faite à l'occasion dès exécutions de quelques-uns du parti, et surtout de celle d'Anne du Bourg, ce fameux prétendu niartyr. C'est après l'avoir racontée avec les autres mauvais traitements qu'on faisoit aux Luthériens (alors on nommoit ainsi toute la Réforme), que Bèze fait suivre l'histoire de la conspiration; et à la tête des motifs qui la firent naître, il met « ces façons de faire ouvertement tyranniques, et les i} menaces dont on usoit à cette occasion envers les plus )) grands du royaume, » comme le Prince de Cond^ et les Ghâtillons. C'est alors, dit-il, « que plusieurs seigneurs se » réveillèrent comme d'un profond sommeil : d'autant plus, » continue cet historien, qu'ils considéroient que les rois » François et Henri n'avoient jamais voulu attenter à la per- » sonne des gens d'État (c'est-à-dire, des gens de qualité), » seconlentant de battre le chien devant le loup; et qu'on » faisoit tout le contraire alors; qu'on devoit pour le moins, » à cause de la multitude, user de remèdes moins corrosifs, » et n'ouvrir pas la porte à un million de séditions. »

28. Deuiième démonstration . où est rapporté TaTis de Bèse et des théologiens du parti.

En vérité l'aveu est sincère. Tant qu'on ne punit que la

Page 1