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et nécessaire selon lui : il en a écrit l*histoire pour servir d'exemple aux siècles futurs, et il n'a point rougi de nous rapporter la proteslalion des ministres contre la paix conclue ù Orléans, afin que la postérité fût avertie comme ils se sq^fà portés dans cette affaire \ 11 est constant qu'il no s'agissoiton de la sûreté des personnes , ni même de celle des bien? eti des honneurs, puisque le prince de Gondé y tTOÎt pourvu;! mais seulement de quelques légères modincatioDtf1|u'on ap- > porta aux édits. Cependant les ministres réclamèrent, et ils ne. voulurent pas, non plus que Bèze leur historien, que la pottérité ignorât qu'ils étoient prêts à continuer la guerre civile, à rompre une négociation, tout commerce, tout traité de paix , et à mettre en feu tout royaume pour des causes si peu importantes. Yoilà ces gens si paisibles , dont Calvin vantoit la douceur. Mais il ajoutoit encore : «Comment pourrions- ; » nous songer à renverser le royaume, puisque maintenant, j » élant chassés de nos maisons , nous ne laissons point de ' » prier Dieu pour votre prospérité et celle de votre règne»? M. Jurieu et les réfugiés savent bien les vœux qu'ils fontponr la prospérité de leur roi et du royaume, contre lequel ils ne cessent de soulever de tout leur pouvoir toutes les puissances do l'Europe, et ne méditent rien moins que sa ruine totale. lU savent bien quels sentiments ont succédé à cette feinte dou^ cour que Calvin vantoit ; et leur ministre nous a avoué que ce n'est rien moins que la fureur et que la rage. Enfin Calv'm linissoit Tapologie de nos Réformés, en adressant ces paroles à François I" : «Si les détractions des malveillants empé- » chcnt tellement vos oreilles, que les accusés n'aient aucun j) lieu de se défendre ; si ces impétueuses furies, sans que » vous y mettiez ordre , exercent toujours leur cruauté par » prisons, fouets, gênes, coupures, brûlures» : voilà toutes les extrémités prévenues et rapportés par nos Réformés ; el Calvin , bien assuré dans Genève, les y envoyoit sans crainte à l'exemple des autres Réformateurs aussi tranquilles que lui. Mais que promettent-ils au roi en cet étal? «Nous certes, » comme brebis dévouées à la boucherie , serons jetés en
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le eilrémilé, (ellemcnl néanmoins, que nous possèdes nos âmes en patience , et attendrons la main-forte du gneur ». Ainsi il reconnoûsoit qu'il n'y avoit que ce seul e contre son prince et sa patrie, ni d'autres armes ù oyer que la pénitence. Les Protestants d'alors y souscrite et se croyoieat du moins obligés à soutenir le langage premiers chrétiens, dont ils se vantoient de ramener :it. Mais ou c'étoit fiction ou hypocrisie, ou en tout cas patience si tôt oubliée n*avoit pas le caractère des choses es , qui de leur nature sont durables ; si ce n'est que
voulions dire avec M. Jurieu, que des paroles si douces bonnes lorsqu'on est foible , et qu'on veut se faire bonde sa patience , en couvrant son impuissance de ce beau
Mais ce n'est pas ce qu'on disoitau commencement, ot le disoit d'abord Calvin lui-même. Ainsi tout ce que lui lis ses disciples d*un commun accord ont dit depuis ; ce que les synodes ont décidé en faveur des guerres s; tout ce que M. Jurieu tâche d'établir pour donner des es à la puissance des souverains et à l'obéissance des les, n'est qu'une nouvelle preuve que la Réforme foible riable n'a pu soutenir ce qu'elle avoit d'abord montré de Jen , et ce qu'elle avoit vainement tâché d'imiter dos iples et des maximes de l'ancienne Eglise.
L'ANTIÔUITÉ ÉCLAIRCIE
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